Incendie de Crans-Montana : Jacques Moretti présente « un état dépressif » et « un état confusionnel avec plusieurs épisodes d’oublis »
L’audition de Jacques Moretti, prévue le 7 avril, a été reportée pour des raisons médicales. Le gérant du bar Le Constellation, incendié dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier à Crans-Montana, présenterait un état dépressif.
L’état de santé de Jacques Moretti est jugé préoccupant. L’audition du gérant du bar de Crans-Montana, initialement prévue le 7 avril, a été reportée. « Au vu des certificats médicaux déposés en cause, la séance du 7 avril 2026 à 9h00 prévue pour l’audition de Jacques Moretti est reportée sine die », a indiqué la procureure du canton du Valais, Béatrice Pilloud, ce 2 avril.
Pour rappel, Jacques Moretti est mis en cause, notamment aux côtés de son épouse Jessica Moretti. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, leur établissement, Le Constellation, a été ravagé par un incendie, causant la mort de 115 personnes et faisant 41 blessés.
Une « pression médiatique hors norme »
Un premier certificat médical, daté du 18 mars et déposé par les avocats du mis en cause, évoque « un état dépressif réactionnel à la suite du choc post-traumatique survenu après l’incendie du 1er janvier et à son incarcération », ainsi qu’un « état confusionnel avec plusieurs épisodes d’oublis », rapporte la Radio Télévisée Suisse (RTS).
Un second certificat, versé au dossier le 31 mars, précise que Jacques Moretti ne dort plus que trois heures par nuit et qu’il lui est « difficile en l’état de subir des interrogatoires ».
Son avocat, Me Patrick Michod, dénonce de son côté la « pression médiatique hors norme » subie par son client, évoquant des « journalistes [qui] campent devant son domicile » ainsi que des « menaces de mort » reçues. « A plusieurs reprises, j’ai pu remarquer que mon client était confus, agité, très stressé et en proie à des angoisses régulières et handicapantes. »
La provenance des mousses acoustiques
Me Michod revient également sur la question des mousses acoustiques qui se sont embrasées le soir du sinistre, accélérant la propagation de l’incendie. Jacques Moretti avait affirmé les avoir achetées en 2015 chez Hornbach, une version rapidement contestée, l’enseigne ne commercialisant pas ce type de produit à cette période. « Il semble que les mousses acoustiques ont été acquises auprès d’un autre fournisseur étant précisé que Jacques Moretti reste toutefois convaincu qu’il a acquis ces mousses, sur internet auprès d’un fournisseur en Allemagne, après son passage chez Hornbach », écrit l’avocat.
Source : Le nouveau detective



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