Drame à Alfortville : un père face à la justice pour le meurtre de ses trois filles

Un père jugé pour le meurtre de ses trois filles à Alfortville

Depuis ce mercredi, la cour d’assises du Val-de-Marne à Créteil juge un homme de 41 ans, accusé d’avoir tué ses trois filles à son domicile d’Alfortville en 2023. Il risque la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu ce vendredi.

Ce drame, survenu dans un contexte de conflits avec la mère des enfants, a profondément choqué. En novembre 2023, l’homme s’était rendu dans un commissariat de Dieppe, en Seine-Maritime, pour avouer le meurtre de ses trois filles âgées de 4 à 11 ans.

Les faits et la procédure

Le suspect comparaît pour meurtre sur mineurs de moins de 15 ans. Lors de l’enquête, il a été révélé qu’il avait administré des somnifères à ses filles à leur insu, dans le but de leur faire perdre connaissance, puis de leur donner la mort. Il avait passé l’après-midi avec elles à Marolles-en-Brie, avant de prendre une décision tragique en soirée.

Après avoir commis ces actes, il s’était rendu en voiture au viaduc de Bures-sur-Yvette, en Essonne, où il avait envisagé de se suicider. Finalement, il était revenu à son domicile, avait emporté des affaires, puis s’était rendu à Dieppe, qu’il avait choisi au hasard. Là-bas, il s’était présenté au commissariat, avouant ses actes.

Les éléments de l’enquête

Les forces de l’ordre ont retrouvé lors de la perquisition à son domicile un couteau de cuisine et des boîtes de somnifères. L’autopsie a confirmé que deux des filles avaient été tuées par des plaies compatibles avec un coup de couteau. La plus jeune présentait une congestion, indiquant une suffocation.

Le psychiatre ayant examiné le père n’a pas détecté d’état mental psychotique aigu au moment des faits. Cependant, le parquet a souligné que les éléments recueillis lors de la garde à vue laissent penser à une préméditation.

Un homme déjà connu de la justice

Le père avait déjà été condamné en avril 2021 pour violences conjugales envers la mère de ses enfants et pour des violences sur sa cadette. Il avait écopé de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 avec sursis, qu’il avait purgés. Une garde alternée avait été mise en place à l’époque, à la demande de la famille.

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