Vingt ans de prison pour Dominique Pélicot : un calvaire de violences et d’agressions sexuelles

Une condamnation pour violences et agressions sexuelles

En décembre 2024, Dominique Pélicot a été condamné à vingt ans de prison pour avoir agressé sexuellement son épouse, Gisèle Pélicot. Il a également organisé, pendant près de dix ans, des violences commises par d’autres hommes contre elle.

Entre 2011 et 2020, la victime aurait été droguée avant d’être agressée. Son mari aurait profité de son inconscience pour inviter chez eux des inconnus contactés sur internet. Les enquêteurs ont découvert un grand nombre d’images et de vidéos conservées par Dominique Pélicot, montrant son épouse, mais aussi sa fille Caroline Darian et ses belles-filles.

Des preuves troublantes et des accusations de violences sexuelles

Parmi ces éléments, des photos montrent Caroline Darian inconsciente et à moitié nue. Lors du procès, l’accusé a toujours nié toute agression sexuelle à l’encontre de sa fille. Caroline Darian, convaincue d’avoir été droguée et abusée par son père à l’âge adulte, a néanmoins porté plainte pour « viol et soumission chimique ».

Cependant, aucune preuve judiciaire, médicale, toxicologique ou matérielle ne confirme ces accusations. Elles restent distinctes de la condamnation pour les violences subies par Gisèle Pélicot.

Une fille en quête de reconnaissance et de réconciliation

Plus d’un an après le procès consacré à sa mère, Caroline Darian, qui va bientôt fêter ses 47 ans, reste marquée par cette expérience. Elle confie au Parisien : « Je suis la sacrifiée de cette histoire. »

Elle dénonce une injustice, estimant que toute l’attention a été portée sur ce que sa mère a subi. Elle affirme que son père a également fait d’autres victimes dans leur famille. Elle évoque notamment la collection de centaines d’images à caractère sexuel de ses belles-sœurs et d’elle-même, conservées par son père. Elle révèle également qu’il aurait proposé à ses nièces un jouet si elles levaient leur tee-shirt, et qu’il aurait voulu jouer au docteur avec son neveu. Elle parle d’un dossier intitulé « ma fille à poil », illustrant un système incestueux dans leur famille. Elle affirme avoir été elle aussi victime de cette dynamique.

Malgré tout, Caroline et sa mère ont commencé à renouer doucement le contact. Elle explique : « Nous avons retrouvé une relation mère-fille, et j’en suis très heureuse. Elle reste très importante pour moi. Je suis fière de son parcours, et ce n’a jamais été elle la coupable. »

Elle ajoute : « Elle a vécu 50 ans avec un manipulateur. Je lui souhaite la vie qu’elle mérite, qu’elle voyage et qu’elle profite pleinement des années qui lui restent. » Aujourd’hui, Caroline concentre son combat sur la reconnaissance des crimes incestueux qu’elle affirme avoir subis de la part de son père.

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