Une Mère condamnée à 25 ans pour la mort de ses bébés demande un nouveau procès
Une mère de famille fait appel de sa condamnation à 25 ans de prison
Aurélie S., condamnée fin mars à la peine maximale de 25 ans de réclusion pour la mort de ses deux bébés, a décidé de faire appel. Son avocate, Me Charlotte Brès, l’a annoncé ce vendredi 3 avril à l’AFP.
La justice l’avait reconnue coupable de privation de soins ayant entraîné la décès de ses deux enfants, nés en 2018 et 2019. Cependant, la cour d’assises du Vaucluse l’avait acquittée des accusations de meurtre.
Une peine jugée excessive par l’avocate
Selon Me Charlotte Brès, cette condamnation est « disproportionnée » après un double acquittement pour meurtre. Elle explique que sa cliente était soulagée de l’acquittement pour homicide, mais que le verdict a été un coup dur. La peine de 25 ans, précise-t-elle, dépasse largement ce que prévoit la jurisprudence dans des cas similaires.
La présidente du tribunal, Laurène Dorlhac, a également critiqué Aurélie S. pour son manque de remise en question après plusieurs années de détention, soulignant la gravité de la peine prononcée.
Le contexte familial et les circonstances des décès
Ex-militaire devenue mère au foyer, Aurélie S. élevait seule ses trois filles à Bedoin, dans le Vaucluse. Elle avait perdu un premier bébé, une petite fille de deux jours, qu’elle expliquait être morte après une chute dans l’escalier. Toutefois, cette version a été contestée par les constats légaux, qui ont révélé que les lésions sur le crâne du bébé n’étaient pas compatibles avec cette chute.
Le second bébé, né d’un déni de grossesse et mort d’asphyxie, est décédé probablement parce qu’elle n’avait pas coupé le cordon ombilical lors de l’accouchement sur son canapé. Les médecins légistes ont confirmé que les deux enfants étaient nés vivants et à terme.
Des affaires similaires avec des verdicts plus légers
Dans d’autres affaires d’infanticide, le verdict a parfois été allégé. La reconnaissance d’une altération du discernement des accusées a souvent permis une peine moins sévère. Par exemple, en 2010, Dominique Cottrez, accusée d’avoir tué huit nouveau-nés, avait été condamnée à neuf ans de prison, avec une reconnaissance de l’altération de son discernement. En 2009, Véronique Courjault, mère de deux garçons, avait été condamnée à huit ans pour le meurtre de trois nouveau-nés, dont deux avaient été retrouvés congelés en Corée du Sud.



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