Les Policiers du Bataclan privés de médailles malgré leur courage en 2015

Des policiers du Bataclan privés de décoration, malgré leur intervention en 2015

Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) 75N qui ont participé à l’intervention lors des attentats du 13 novembre 2015 au Bataclan ne recevront pas de médaille ou de décoration officielle. Cette décision intervient malgré des promesses de l’État, notamment d’Emmanuel Macron, et soulève de nombreuses interrogations.

Selon Le Monde, ces policiers ne rempliraient pas les critères pour obtenir une récompense. Aucun agent ne recevra la médaille de la ville de Paris ni la légion d’honneur, contrairement à ce qui avait été annoncé à l’origine.

Le rôle clé des policiers lors de l’attaque

Le 13 novembre 2015, c’est leur chef, Guillaume Cardy, aujourd’hui à la tête du Raid, qui s’est présenté sur place. Il a neutralisé un preneur d’otages en lui tirant une balle dans la tête, risquant sa vie pour sauver celle des victimes. Les autres policiers de la BAC 75N sont ensuite intervenus pour prendre en charge les blessés et les spectateurs. À ce moment-là, 90 personnes avaient déjà perdu la vie au Bataclan.

Une reconnaissance encore en suspens

Malgré ces faits d’armes, seuls les policiers de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI), qui ont neutralisé les autres terroristes, seront décorés. Bruno Poncet, syndicaliste des Grandes Gueules et présent lors de l’attaque, dénonce cette situation : « On est quelques-uns à devoir notre vie à Guillaume Cardy et son chauffeur ».

Il précise que le dossier de ces policiers est toujours sur le bureau de Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, qui ne l’a pas encore signé. Certains policiers considèrent même qu’ils ont été victimes d’un traitement injuste, étant traumatisés par cette soirée et la perte de leurs collègues ou amis.

Une polémique sur le non-respect des protocoles

Antoine Diers, intervenant sur RMC Story, explique que ces policiers auraient agi contre les protocoles et l’avis de leur hiérarchie. Pour lui, refuser cette reconnaissance constitue une seconde souffrance pour ces agents, qui considèrent leur intervention comme héroïque.

Olivier Truchot, quant à lui, critique la situation en déclarant qu’il est injuste de faire des distinctions en fonction de critères peu clairs. Il estime que la décoration doit revenir à ceux qui servent l’État, et non à certains profils.

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