Un Militant écologiste condamné pour usurpation d’identité sur Snapchat
Le militant Hassen Hammou condamné pour usurpation d’identité
Hassen Hammou, ancien militant écologiste à Marseille, a été condamné ce jeudi 8 janvier. Il écope de deux mois de prison avec sursis et de trois ans d’inéligibilité. La décision fait suite à une affaire d’usurpation d’identité sur Snapchat.
Les faits reprochés
Le 8 janvier, le tribunal a reconnu Hammou coupable d’avoir utilisé le compte Snapchat d’une connaissance pour se faire passer pour Amine Kessaci, un militant anti-drogue. Ce dernier a été victime de cette usurpation, notamment par l’utilisation d’une photo le représentant. Selon le parquet, Hammou a changé l’identité du compte pour faire croire qu’il s’agissait de Kessaci.
En fin novembre, Hammou a échangé avec le directeur de campagne d’Amine Kessaci, en se faisant passer pour le militant. Il voulait notamment vérifier sa fidélité. Amine Kessaci a porté plainte peu après.
Procédure et condamnation
Hassen Hammou a été placé en garde à vue le 7 janvier. Il a ensuite comparu ce jeudi dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, une forme de plaider coupable, pour usurpation d’identité numérique. Le tribunal l’a condamné à deux mois de prison avec sursis, une amende de 750 euros et trois ans d’inéligibilité. Il doit aussi verser un euro à la victime pour le préjudice moral.
Après sa condamnation, Hammou a indiqué sur le réseau X qu’il n’avait fait que reconnaître avoir eu connaissance des échanges, sans préciser s’il les avait écrits. Le parquet précise toutefois qu’il a bien reconnu en être l’auteur.
Un passé judiciaire chargé
Ce n’est pas la première condamnation pour Hammou. En décembre, il a été condamné à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur. Il avait eu des échanges avec un adolescent de 16 ans, en vue de commettre un acte à caractère sexuel.
Ce dossier lui a coûté sa position de leader des écologistes à Marseille lors des élections municipales de mars, au sein d’une coalition de gauche.
Réactions du parti écologiste
Les Écologistes ont exprimé leur dégoût face à cette affaire. Ils ont aussi déploré une possible instrumentalisation des drames ayant touché la famille Kessaci, notamment après l’assassinat du frère de la victime en novembre dernier.



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