Policier accusé de viols : un crime qui choque la justice

Un policier jugé pour viols aggravés

Un ancien policier est poursuivi devant la cour criminelle de Seine-et-Marne pour deux faits de viol. Il est accusé d’avoir imposé une fellation à une femme venue déposer une plainte pour violences conjugales, puis de l’avoir répété quelques jours plus tard dans son bureau. Le suspect, qui reconnaît les faits, risque jusqu’à 20 ans de prison.

Les faits reprochés

Le 22 février 2023, Jean-Pierre D., âgé de 58 ans, aurait contraint Armandina P., une femme sans titre de séjour originaire d’Angola, à une fellation dans le cadre de son travail. La victime était venue déposer une plainte contre son partenaire pour violences conjugales. Peu après, l’ancien policier aurait de nouveau convoqué la femme et commis les mêmes actes.

L’audience et les déclarations de l’accusé

Lors de la première journée d’audience, Jean-Pierre D. a longuement exprimé ses regrets. Il s’est présenté avec une tête rasée et une silhouette mince. Il a présenté ses excuses à la victime, se déclarant entièrement responsable. Il a aussi expliqué qu’il n’avait pas voulu faire du mal, en tremblant et en regardant ailleurs. Cependant, la victime a qualifié ses paroles d’ »larmes de crocodile ».

Un passé marqué par la violence et la sexualité

En début d’audience, il a été rappelé que l’accusé a été condamné en 2010 pour exhibition sexuelle envers plusieurs factrices. Il a également évoqué une enfance difficile, avec un père alcoolique et violent. Jean-Pierre D. a raconté avoir été victime de viols entre 4 et 9 ans, d’abord par un frère aîné, puis par un professeur de judo à l’adolescence. Il a expliqué qu’il a toujours vécu dans un contexte mêlant violence et sexualité.

Un suivi en cours

Souhaitant changer, Jean-Pierre D. a indiqué avoir entamé un suivi psychologique pour ne pas reproduire ses comportements et éviter de faire du mal à d’autres femmes.

Une victime indignée

La victime, présente à l’audience, a dénoncé les excuses de l’accusé, qu’elle a qualifiées « d’larmes de crocodile ». Elle a expliqué qu’elle a été profondément blessée par ses actes et qu’elle n’a jamais voulu le voir ou l’entendre à l’origine.

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