Une Mère accusée de meurtre des ses filles : un procès au cœur du scandale

Le procès d’une mère de famille à Avignon

Le procès d’Aurélie S., 44 ans, s’est ouvert le jeudi 19 mars devant la cour d’assises du Vaucluse. Elle est accusée du meurtre de ses deux filles, dont les corps ont été retrouvés dans un congélateur à son domicile à Bédoin. La mère de famille nie toute intention de tuer ses enfants.

Les faits et la découverte

En décembre 2022, lors d’un contrôle, la mère conduit les gendarmes dans la cuisine de sa maison. Elle leur montre le congélateur, où ils découvrent deux corps enveloppés dans un sac de courses. Les deux petits étaient des filles, nées plusieurs années auparavant.

Ce jour-là, Aurélie S. semble peu surprise de la découverte. Elle reconnait avoir placé ses enfants dans le congélateur, mais nie leur avoir volontairement donné la mort. Elle explique que le premier aurait été victime d’une chute dans un escalier, et que le second ne respirait pas à la naissance.

Les autopsies et les circonstances

Les examens post-mortem révèlent que les deux nourrissons sont nés vivants et en bonne santé. La première, née en mars 2018, est morte quelques jours après sa naissance. Aurélie S. affirme qu’elle a été victime d’une chute accidentelle dans les escaliers, après quoi elle aurait placé le bébé dans le congélateur, pensant l’avoir confiée à l’adoption.

La seconde petite fille, née en 2019, aurait également été placée dans le congélateur peu après la naissance. Aurélie S. explique qu’elle s’est aperçue que l’enfant ne respirait pas suite à un accouchement difficile, mais n’a pas fait appel aux secours.

Une longue série de grossesses

Selon ses déclarations, Aurélie S. aurait été enceinte sept fois, de sept pères différents, entre 2002 et 2018. Six enfants sont nés de ces grossesses. Elle élève seule ses trois aînées, confiées à ses proches ou à l’adoption, ainsi que les deux nourrissons retrouvés dans le congélateur.

Elle précise avoir été sous contraception, mais être tombée enceinte à plusieurs reprises. La famille est décrite comme aimante et structurée, avec une éducation catholique solide.

Le contexte familial et médical

Les expertises psychiatriques concluent à l’absence de maladie mentale chez l’accusée. Elle se présente comme une mère aimante, attentive à ses enfants. Cependant, elle est aussi poursuivie pour violences sur ses trois filles encore vivantes.

En dix ans, trois signalements de violences ont été enregistrés par les services sociaux. Aurélie S. est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire et risque la réclusion à perpétuité si elle est reconnue coupable.

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