Patrick Bruel accusé de Violences sexuelles
Nouveaux soupçons et réaction d’Andréa Bescond
Le nom de Patrick Bruel, chanteur connu depuis plus de trente ans, revient sur le devant de la scène judiciaire. Le 18 mars, le site d’investigation Mediapart a publié des accusations de violences sexuelles à l’encontre de l’artiste. Ces révélations relancent une affaire qui date de plusieurs années, concernant son comportement envers des femmes.
Suite à ces accusations, une figure du cinéma, Andréa Bescond, s’est exprimée sur Instagram. Réalisatrice du film « Les Chatouilles », qui aborde le sujet des violences sexuelles, elle raconte une soirée avec Patrick Bruel lors d’un festival féministe. Elle explique pourquoi elle a décidé de le boycotter, ce qui met en lumière les tensions dans le milieu artistique.
Les accusations contre Patrick Bruel
Selon Mediapart, Patrick Bruel fait l’objet de deux plaintes. La première, déposée récemment à Paris, concerne une agression sexuelle et une tentative de viol. La seconde, déposée en 2024 à Saint-Malo, porte sur un viol présumé en 2012. Une femme accuse le chanteur d’avoir commis cette infraction lors du festival du Film britannique de Dinard, dont il présidait le jury à l’époque.
Medias et témoignages rapportent aussi six autres femmes qui parlent de violences sexuelles commises entre 1992 et 2019. Le chanteur a déjà été mis en cause par des masseuses à Perpignan et en Corse en 2019, mais les enquêtes pour exhibition sexuelle et harcèlement ont été classées. Un signalement venu de Suisse n’a pas abouti à des poursuites.
Le récit d’Andréa Bescond et le boycott
En 2022, lors d’un festival féministe où elle était membre du jury, Andréa Bescond raconte un épisode marquant. Elle précise qu’en raison d’un refus de sa part, Patrick Bruel s’était introduit dans une soirée organisée en marge du festival. Elle explique : « En 2022, tu t’étais incrusté à une soirée d’un festival féministe dans lequel j’étais jury, tu avais fait le miskine parce que j’avais refusé de venir, je t’avais boycotté et c’était parti en contre soirée dans ma chambre d’hôtel. » Elle ajoute que Patrick Bruel est resté à la soirée principale, où il aurait bu du champagne avec d’autres réalisatrices féministes et des collègues acteurs, qu’elle qualifie de « colonisés par le patriarcat ». Elle affirme aussi qu’il aurait ensuite bavé dans tout Paris.
Ce récit a rapidement suscité des soutiens publics. Alexandra Lamy, présente lors de cette contre soirée, a confirmé avec Andréa Bescond : « J’étais dans la contre soirée avec toi mon Andrea ». Enora Malagré a simplement écrit « Voilà, on sait ». La comédienne Anouchka Delon a aussi exprimé son soutien. Sur Instagram, Chloé Jouannet, la fille d’Alexandra Lamy, a partagé un article sur l’affaire avec un simple « Enfin ! ».
Réactions et enquête en cours
Patrick Bruel nie fermement les accusations. Son avocat, Christophe Ingrain, déclare qu’il « n’a jamais outrepassé un refus, ni forcé à un geste ou un rapport sexuel ». L’enquête ouverte à Saint-Malo suite à la plainte pour viol de 2012 suit son cours. Selon une source proche du dossier, le chanteur n’a pas encore été entendu par les enquêteurs.
Ce dossier s’inscrit dans un contexte où la parole des femmes dans le cinéma français se libère, notamment à la suite du mouvement #MeToo. Les juges devront examiner les différents témoignages tout en respectant la présomption d’innocence de Patrick Bruel. Les déclarations d’Andréa Bescond et des autres femmes alimentent le débat dans le milieu culturel.



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