Procès de Lucas Larivée : le drame qui bouleverse la Corrèze

Le procès de Lucas Larivée pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac s’ouvre à Tulle

Ce lundi, la cour d’assises de la Corrèze à Tulle commence le procès de Lucas Larivée, 24 ans. Il est poursuivi pour le viol, la séquestration et le meurtre de Justine Vayrac, une étudiante de 20 ans. Les faits se sont déroulés à la sortie d’une discothèque en 2022, à Brive-la-Gaillarde. La jeune femme était mère d’un petit garçon, âgé aujourd’hui de 5 ans.

Le corps de Justine Vayrac a été retrouvé quelques jours plus tard, enterré dans une zone boisée près du domicile de l’accusé. Ce procès est très attendu, notamment par la famille de la victime, qui souhaite voir confronter Lucas Larivée à ses contradictions et comprendre la violence qu’il a exercée.

Une scène de crime d’une extrême violence

Les faits se sont produits dans la nuit du 22 au 23 octobre 2022. Selon le dossier, Justine Vayrac aurait commencé à se sentir mal vers 3 heures du matin. Elle est sortie de la discothèque avec un ami pour prendre l’air. C’est à ce moment qu’elle a rencontré Lucas Larivée, sans le savoir. Ce dernier lui aurait proposé de se reposer dans sa voiture.

Théo, l’ami de Justine, a laissé la jeune femme avec l’homme. À son retour, la voiture avait disparu avec Justine à bord. Selon l’accusation, Lucas Larivée a conduit la jeune femme de force à son domicile à Beynat. Il l’aurait violée, puis tuée de façon extrêmement violente. L’autopsie a révélé plusieurs blessures graves : fracture du nez, plaies contuses, une plaie profonde du nez à la mâchoire, un hématome au sein gauche, une fracture du larynx, et un sillon de pendaison autour du cou.

Lorsque le corps a été découvert, le cou de la victime était entouré d’une ficelle. La cause du décès aurait été une combinaison de coups et d’un étranglement prolongé.

Lors de ses déclarations, Lucas Larivée a reconnu avoir frappé Justine, mais il a nié tout rapport sexuel non consenti. Pourtant, les preuves matérielles, comme un hématome au niveau du col de l’utérus, indiquent un viol.

Un profil inquiétant et manipulateur

Les experts psychiatres décrivent Lucas Larivée comme une personne inquiétante, malgré ses airs de « Monsieur tout le monde ». Il est considéré comme un menteur pathologique et un manipulateur. Lors de la disparition de Justine, il a montré un calme glacial, répondant aux appels et inventant des scénarios pour se dédouaner. Il aurait prétendu que la victime avait été récupérée par un inconnu, un certain Noé, qui l’aurait forcée à avoir un rapport sexuel.

Quelques heures après avoir tué Justine, Lucas Larivée aurait accueilli une autre jeune femme dans sa chambre, où il avait enterré la victime. Selon les spécialistes, il présente une immaturité affective, une impulsivité inquiétante, et un narcissisme marqué. Il n’a pas supporté le refus de Justine cette nuit-là.

Lucas Larivée était déjà connu de la justice. En 2020, il avait été condamné à deux ans de prison ferme pour un incendie volontaire de bâtiments agricoles, commis pour se venger de ses employeurs. Il travaillait comme apprenti dans cette exploitation à Saint-Hilaire-Peyroux en Corrèze.

Une douzaine de parties civiles ont rejoint le procès, prévu jusqu’à vendredi. En novembre 2022, une marche blanche avait rassemblé plusieurs centaines de personnes dans le Lot, en hommage à Justine, deux jours après ses obsèques.

Lucas Larivée risque la réclusion criminelle à perpétuité pour viol, séquestration et meurtre.

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