Jacques Boncompain face à la justice pour une messe polémique en hommage à Pétain
Ce mercredi 4 mars, Jacques Boncompain doit répondre de ses actions devant la justice. L’organisateur d’une messe en hommage à Philippe Pétain en novembre 2025 est poursuivi pour « contestation de crime contre l’humanité ».
En novembre dernier, Jacques Boncompain, âgé de 84 ans et président de l’Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP), avait organisé une cérémonie religieuse qui a suscité une vive polémique. Cette messe a été perçue comme une tentative de réhabilitation de Pétain, condamné à mort en 1945 pour ses crimes durant la régime de Vichy.
Les déclarations de l’octogénaire après la messe ont également fait grand bruit. Le 15 novembre, à la sortie de l’office religieux, il a affirmé que Philippe Pétain, chef du régime de Vichy, aurait été « le premier résistant de France » et qu’il aurait « sauvé » des juifs. Ces propos ont été fortement critiqués.
Une plainte contre Boncompain et le prêtre
Face à cette situation, le préfet de la Meuse, Xavier Delarue, a décidé de déposer une plainte contre Jacques Boncompain. La plainte concerne également le prêtre qui a célébré la messe, accusé de « provocation par ministre du culte à la résistance à l’exécution des lois ou actes de l’autorité publique ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a quant à lui dénoncé ces propos. Sur le réseau X (ex-Twitter), il a condamné toute tentative de réhabiliter une figure liée à la collaboration et à l’oppression. Il a précisé que ces propos étaient « contraires à notre mémoire collective ».
Les propos tenus aujourd’hui en marge d’une messe en « hommage » à Philippe Pétain à #Verdun sont contraires à notre mémoire collective.
En soutien du maire de Verdun, je condamne fermement toute tentative de réhabilitation d’une figure liée à la collaboration et à l’oppression.… https://t.co/eBJAH5L1yn
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) November 15, 2025
Philippe Pétain, héros de la bataille de Verdun en 1916, a pris la tête du régime de Vichy en 1940. Ce régime a collaboré avec l’Allemagne nazie. Pétain a été déclaré indigne de nationalité en 1945, puis condamné à la peine de mort, peine qui a été transformée en détention à vie. Il est décédé en prison en 1951.
Il est important de rappeler que la négation ou la banalisation des crimes contre l’humanité, comme le génocide ou les crimes de guerre, sont passibles de sanctions. Ces infractions peuvent entraîner jusqu’à un an d’emprisonnement et une amende de 45 000 euros.



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