Choc : Une femme témoigne après la radiation d’un gynécologue accusé de viols
Témoignage d’une ex-patiente d’un gynécologue accusé de viols et d’agressions sexuelles
Un gynécologue est poursuivi depuis 2015 pour viols et agressions sexuelles sur plusieurs dizaines de patientes. Selon l’Ordre des médecins, il a récemment été radié. Aujourd’hui, plus de 70 femmes ont porté plainte contre lui. Une victime, Christine*, témoigne auprès de BFMTV de l’enfer qu’elle a vécu.
Le parcours de la victime
Christine explique qu’au début, le comportement du médecin lui semblait normal, même s’il la mettait mal à l’aise. Elle raconte qu’il lui demandait de se déshabiller entièrement pour des examens et qu’il l’observait. Elle se souvient aussi qu’il lui avait dit que son utérus était un « vrai petit bijou », ce qui l’avait un peu alarmée à l’époque.
Ce n’est que plus tard, lorsqu’il lui a proposé une rééducation du périnée, que Christine a commencé à comprendre que quelque chose n’allait pas. Pendant ces séances, le médecin effectuait des mouvements de pénétrations digitales et de va-et-vient, décrit-elle. Elle remarque alors que son gynécologue était dans un « état d’excitation », notamment lorsqu’il lui a dit « vous êtes bonne ».
Les révélations et la procédure judiciaire
En août 2015, après cette série d’actes, Christine, sidérée, décide de porter plainte contre son gynécologue. La même année, le médecin est mis en examen. Cependant, ce n’est qu’en 2025, après dix ans, que le professionnel de santé est finalement radié de l’ordre des médecins, suite à de nouvelles plaintes pour viols et agressions sexuelles.
Malgré ces démarches, le gynécologue n’a toujours pas été jugé. Le nombre de victimes ne cesse d’augmenter : aujourd’hui, plus de 70 femmes se sont manifestées.
L’état des victimes et le retard de la justice
Maître Antoine Vaast, avocat de 14 plaignantes, indique que certaines victimes sont profondément traumatisées. Elles attendent un procès qu’elles souhaitent voir se réaliser, tout en craignant la médiatisation qui pourrait aussi leur faire du mal.
Selon lui, le médecin affirme que ses actes étaient justifiés pour des raisons médicales. L’avocat du gynécologue, Me Frank Berton, n’a souhaité faire aucun commentaire sur cette affaire.
*Le prénom a été modifié pour préserver l’anonymat.



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