Enquête Émile : une nouvelle analyse bouleverse l’affaire et relance l’espoir
Une nouvelle expertise bouleverse l’enquête sur la mort d’Émile
Plus de deux ans après la disparition d’Émile au Haut-Vernet, une nouvelle analyse de sa boîte crânienne remet en question la version initiale. Un rapport anthropologique, rendu début 2025, apporte des éléments qui pourraient changer le cours de l’enquête.
Une blessure sur le crâne qui intrigue
Les experts ont identifié une lésion située à côté du zygomatique droit, l’os en haut de la pommette. Selon les premières conclusions, cette blessure ne correspond ni à une chute accidentelle, ni à un choc avec un véhicule, ni à une attaque d’animal. Elle ne semble pas non plus résulter d’un simple accident domestique ou d’une mauvaise chute en terrain escarpé.
Les spécialistes pensent donc que cette blessure pourrait être le résultat d’un coup volontaire, porté avec un objet ou la main. La nature de cette blessure suggère une intervention humaine dirigée, ce qui remet en cause la thèse d’un accident.
Un changement dans la direction de l’enquête
Ces nouvelles conclusions ont eu un impact direct sur la procédure. Sur la base de ce rapport, les grands-parents, l’oncle et la tante d’Émile ont été placés en garde à vue en mars 2025. Après leur audition, ils ont été relâchés, sans qu’aucune poursuite ne soit engagée contre eux.
Le procureur d’Aix-en-Provence a expliqué que ces éléments scientifiques laissent envisager la possibilité qu’un tiers ait été impliqué dans la disparition et la mort du jeune garçon. Les investigations ont donc évolué, mettant de côté la piste accidentelle pour envisager une intervention extérieure.
Une piste impliquant un tiers commence à se dessiner
Cette hypothèse d’une intervention d’un tiers a marqué un tournant. Même si elle n’est pas encore définitivement retenue, elle fragilise sérieusement l’idée d’un accident. Depuis ces développements, plusieurs proches ont été interrogés à nouveau, notamment en décembre, par deux juges d’instruction dans le cadre de leur rôle de parties civiles.
Un témoignage clé et une temporalité qui soulèvent des questions
Le jour de la disparition, un voisin a témoigné avoir vu Émile quitter la rue du hameau. Selon lui, en seulement quelques minutes, il a aperçu le grand-père, l’oncle et la tante suivre la même rue, puis rebrousser chemin rapidement. Ces déclarations ont renforcé l’intérêt pour cette période courte mais critique.
Associée aux résultats de l’expertise, cette chronologie resserrée soulève des interrogations sur ce qui a pu se passer durant cet intervalle. L’enquête se poursuit pour reconstituer précisément les événements, déterminer la cause exacte de la mort d’Émile et identifier d’éventuelles personnes impliquées. Rien n’est encore tranché sur le plan judiciaire.



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