Incendie meurtrier en Guadeloupe : le procès tant attendu s’ouvre après 7 ans

Un procès sept ans après un incendie meurtrier en Guadeloupe

Dans la nuit du 30 au 31 octobre 2018, un incendie a causé la mort de six touristes dans une location de vacances à Saint-François, en Guadeloupe. Les victimes, deux couples et deux enfants, ont succombé à une asphyxie. L’incendie avait été signalé par un autre occupant de la résidence.

Les victimes étaient originaires du Gard, en France, âgées de 12 à 48 ans. Deux jeunes garçons de 12 et 16 ans, ainsi que deux femmes, de 39 et 40 ans, et deux hommes, de 48 et 58 ans, ont perdu la vie dans ce drame.

Le rôle des propriétaires mis en cause

Sept ans plus tard, un homme de 35 ans et une femme de 36 ans, propriétaires de la maison où le feu s’est déclaré, sont jugés pour homicide involontaire. Ils comparaissent devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre ce mardi.

Ils sont poursuivis pour avoir violé manifestement une obligation de sécurité ou de prudence, ainsi que pour la destruction involontaire du bien d’autrui par incendie ou explosion. La procédure vise à faire la lumière sur leur responsabilité dans la sécurité du logement.

Une enquête longue et complexe

Les premières hypothèses évoquaient un barbecue mal éteint, mais une expertise menée rapidement par le parquet a rapidement écarté cette piste. Les enquêteurs ont suspecté l’intervention d’un tiers, avec un feu parti du côté opposé de la terrasse.

Une information judiciaire a été ouverte peu après le drame. Au total, plusieurs expertises ont été réalisées, mais l’origine exacte du feu n’a pas pu être déterminée. La complexité de l’enquête a retardé la procédure.

Un procès qui mettra en lumière la sécurité

Le tribunal devra examiner si des dispositifs d’alerte incendie étaient présents et fonctionnels dans la maison. La sécurité de la résidence sera un point central du procès.

Une autre personne, initialement mise en examen pour avoir fumé à proximité du lieu, a finalement bénéficié d’un non-lieu. La chambre d’instruction a décidé, après appel des familles, de renvoyer l’affaire devant le tribunal de Pointe-à-Pitre en juin 2025.

Ce drame a suscité une vive émotion dans l’archipel, avec trente parties civiles qui se sont constituées dans cette affaire.

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