Choc : Une femme dévoile l’horreur d’un père pédocriminel et manipulateur
Invitée sur le podcast « Clara Pour Toi », la fondatrice de l’association « M’endors pas » a évoqué les crimes commis par son père. Dominique Pelicot a été condamné en 2024 pour avoir drogué et fait violer son épouse Gisèle par de nombreux inconnus pendant dix ans. Caroline Darian a également découvert que des photos d’elle nue, accompagnées de légendes dégradantes, étaient stockées dans les fichiers informatiques de son père.
Elle a expliqué avoir ressenti le besoin de comprendre la psychologie de cet homme qu’elle pensait connaître. L’instruction et le procès d’Avignon ont duré plusieurs années. Pendant cette période, elle a analysé le comportement de son père. Elle décrit un homme totalement divisé, capable de mener une double vie : un criminel sexuel d’un côté, un père attentif et protecteur de l’autre.
Un père en apparence protecteur
Caroline Darian raconte qu’elle a vécu chez ses parents jusqu’à l’âge de 25 ans. Elle garde de nombreux souvenirs positifs avec lui. Son père l’encourageait dans sa carrière et ils parlaient souvent de sujets de société. Il abordait notamment l’égalité entre les femmes et les hommes, se montrant plus investi que sa propre mère sur ces questions.
Elle précise aussi que Dominique Pelicot exprimait des opinions contre les agressions sexuelles qu’il considérait comme indignes. Elle donne un exemple concret : il venait la chercher à 3h du matin pour ne pas qu’elle prenne les transports en commun, lorsqu’elle sortait tard. Lorsqu’elle avait 16 ans, il se déplaçait systématiquement pour la raccompagner, évitant qu’elle rentre seule la nuit.
Une famille profondément fracturée
Ce contraste entre l’apparence et la réalité a été très difficile pour Caroline Darian. Elle confie qu’elle n’a jamais cessé d’aimer son père, malgré la gravité des révélations. Elle a dû passer par une phase de dissociation pour faire face à cette double vie et à la douleur de la situation. Aujourd’hui, elle se sent abandonnée par ses deux parents, et ses relations avec sa mère, Gisèle Pelicot, sont devenues inexistantes depuis le procès.
Elle reproche à sa mère de ne pas avoir voulu croire qu’elle avait été victime de son père. Elle exprime également sa douleur concernant le comportement de Gisèle lors des audiences à Avignon. Avec émotion, elle raconte : “Ma mère a lâché ma main dans cette salle d’audience. Elle m’a abandonnée…”. Le volet pénal de cette affaire, qui a profondément marqué la famille, s’est clôturé en octobre 2025, après le dernier procès en appel.



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