Le swatting explose en France en 2024 : 3000 fausses alertes en un an
Le phénomène du « swatting » en France
En 2024, la France a enregistré plus de 3 000 procédures liées à des dénonciations mensongères auprès des forces de l’ordre, selon le ministère de l’Intérieur. Ces fausses alertes concernent principalement des enlèvements fictifs, des accusations inventées ou des dénonciations sans fondement. Ces appels inutilisent d’importantes ressources policières.
Des exemples concrets
Le 15 janvier dernier, par exemple, des policiers de Toulouse ont été alertés d’une situation alarmante : une femme enfermée dans ses toilettes, ses parents abattus par deux hommes armés et cagoulés. Une opération de secours a été lancée en urgence. Cependant, il s’agissait d’un canular. Aucune femme en danger ni victime d’un crime n’était présente.
Plus récemment, dans le Doubs, une trentaine de gendarmes ont été mobilisés suite à un appel prétendant qu’un homme venait de poignarder sa mère, ce qui s’est avéré être une fausse alerte. Ces incidents illustrent la fréquence et la gravité de ces fausses déclarations.
Le phénomène du « swatting »
Ce type de canulars est appelé « swatting ». Il consiste à contacter les forces de l’ordre pour signaler des situations graves, comme des prises d’otages ou des agressions, alors qu’il n’y a en réalité rien. Ces fausses alertes mobilisent souvent des unités spécialisées telles que le RAID, la BRI ou la BAC, qui interviennent avec beaucoup de forces.
Les profils des auteurs et leur impact
Sébastien Pellissier, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance Police Nationale en Haute-Garonne, explique que ces actes mobilisent énormément de ressources. Il précise que ces actes sont souvent commis par des jeunes, inspirés par des modes venues des États-Unis, relayées sur les réseaux sociaux. Certains cherchent simplement à déranger la police ou à nuire à leurs voisins.
Les conséquences pour la sécurité
Les interventions lors de ces fausses alertes ont des conséquences lourdes. Elles obligent les forces de l’ordre à faire preuve de vigilance accrue. Selon le commissaire divisionnaire Pizzo, chef d’état-major de la police en Seine-et-Marne, des vérifications préalables, appelées « levées de doute », sont désormais systématiques pour éviter d’engager trop d’effectifs inutilement. Tant que le doute subsiste, la police intervient comme si la situation était réelle.
Des sanctions disciplinaires et pénales
Chaque dénonciation mensongère donne lieu à une enquête. Les auteurs risquent jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 45 000 euros. Ce fléau demande une vigilance constante de la part des forces de l’ordre pour limiter ces actes nuisibles.



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