Cedric Jubillar : ses révélations choc

Ce qui fait parler dans l’affaire Jubillar, c’est le récit que Cédric Jubillar a livré aux juges avant sa reconstitution. Cela fait près de trois mois qu’il a reconnu sa responsabilité dans la mort de sa femme, Delphine. Cependant, ce n’est que le 18 septembre 2026 qu’il aurait été confronté pour la première fois à ses contradictions par un magistrat, selon le journal Le Parisien. Jusqu’à cette date, les autorités avaient simplement recueilli sa version des faits.

Les propos de Cédric Jubillar avant la reconstitution

En amont de l’audience prévue pour le 2 octobre 2026, le journal rapporte les déclarations faites par Cédric Jubillar lors de cet entretien. Son récit reste difficile à comprendre, surtout six ans après les faits.

Selon lui, la mort de Delphine serait survenue lors d’une dispute. Il affirme que sa femme lui aurait dit : « T’es qu’une merde, un toxico de merde, je fais bien de me barrer, personne ne voudra de toi ». Il ajoute qu’après, elle aurait évoqué son amant, qui « lui fait mieux l’amour », ce qui aurait provoqué sa colère et sa perte de contrôle.

Les éléments troublants face au récit de Cédric Jubillar

Il explique qu’il aurait étranglé Delphine en étant debout, contre le réfrigérateur. Il aurait déclaré qu’il était « dans un état second » et qu’il n’aurait pas senti sa force. Il aurait précisé : « J’arrête quand je ne peux plus la porter et qu’elle tombe. Quand je n’arrive plus à garder mes mains autour de son cou parce qu’elle s’écroule. Elle devient de plus en plus lourde et je n’arrive plus à la tenir. Je lâche ma prise, et elle s’effondre au sol, en vrac ».

Cependant, cette version soulève des questions. La victime aurait été incapable de se défendre, ce que certains éléments semblent contredire. Par exemple, concernant les lunettes de Delphine, brisées lors d’un choc violent selon l’expertise, Cédric Jubillar maintient qu’elles étaient déjà cassées et qu’elle ne les portait plus. Quant au témoignage d’une voisine évoquant des cris durant une dizaine de minutes, il n’aurait pas su l’expliquer, déclarant : « Je l’ai étranglée donc elle n’a pas crié ».

Les recherches en ligne et la dissimulation du corps

Cédric Jubillar a aussi été interrogé sur ses recherches en ligne, effectuées quelques jours avant la dissimulation du corps. Ces recherches sont considérées comme un élément pouvant indiquer une préméditation. Il aurait simplement répondu : « Je ne vois, je ne comprends pas ».

Il aurait expliqué avoir chargé le corps de son épouse dans la voiture sans savoir où il allait le dissimuler. Finalement, il aurait jeté son dévolu sur des tas de compost et de terreau.

Il a aussi reconnu que Delphine est morte lors de l’acte d’étranglement, tout en insistant sur le fait qu’il ne réalisait pas ce qu’il faisait. Ses avocats ont souligné qu’il reconnaissait sa responsabilité dans la mort, sans pour autant parler de meurtre, ce qui implique une intention de tuer.

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