Un Radiologue jugé pour 16 agressions sexuelles présumées
Un radiologue jugé pour 16 agressions sexuelles présumées
Un radiologue réputé de Paris doit comparaître ce jeudi 24 septembre devant le tribunal judiciaire de la ville. Il est poursuivi pour 16 agressions sexuelles présumées sur des patientes. Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui par des femmes ayant consulté dans un cabinet du 17e arrondissement.
Ce professionnel de santé, Jean Juras, 82 ans, est spécialisé en imagerie médicale. Il est également co-auteur du livre « Les dialogues du périnée ». Son nom est désormais associé à une affaire qui fait beaucoup de bruit.
Les plaintes ont été regroupées dans le cadre d’un dossier qui concerne un cabinet médical du réseau Imagerie Cardinet. La maison mère du réseau avait annoncé avoir porté plainte contre X en novembre 2025, pour soutenir les patientes concernées.
Les accusations et leur contexte
Les femmes témoignent d’avoir été victimes de comportements inappropriés lors d’échographies mammaires, entre 2009 et 2024. Elles racontent que le médecin aurait tenu des propos ou fait des propositions explicites. Certaines auraient également été invitées dans une petite pièce adjacente à la salle d’examen.
Une plaignante indique qu’une seizième plainte a été déposée en juin dernier, portant à 16 le nombre d’accusations contre le radiologue. Les femmes décrivent des faits similaires, avec des propos ou des gestes déplacés, et évoquent même des propositions sexuelles.
Le défenseur du médecin et ses arguments
Le docteur Juras ne nie pas certains propos qu’il aurait tenus, mais explique qu’il s’agissait de « petites blagues pour détendre l’atmosphère ». Son avocate, Me Delphine Driguez, affirme que son client n’a rien à se reprocher et qu’il défend depuis plus de vingt-six ans des femmes victimes de violences.
Selon son avocate, ces remarques étaient destinées à calmer des patientes souvent anxieuses face à la perspective d’un diagnostic de cancer. Elle raconte que le médecin pouvait leur dire, par exemple, « ma petite dame » ou leur caresser le bras, en leur indiquant qu’elles pouvaient s’habiller ou rester nues si elles le souhaitaient.
Ce professionnel a été récemment radié par l’ordre des médecins pour des motifs similaires. En mars 2024, il avait été suspendu deux mois à la suite de signalements pour des faits remontant à 2006, 2015 et 2020. Après une nouvelle plainte pour des faits de juin 2024, il a été interdit d’exercice pendant trois ans en janvier 2025, avant d’être finalement radié en septembre dernier.



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