Rachida Dati explose lors de son procès face à Renault un clash inattendu
Rachida Dati s’emporte face aux avocats de Renault lors de son procès
Le cinquième jour du procès de Rachida Dati a été marqué par une montée de tension. L’ancienne ministre, accusée de « corruption passive » et de « trafic d’influence passif », a montré son agacement face aux questions des avocats du groupe Renault-Nissan. La situation s’est rapidement détériorée dans le contexte d’un débat électrique au tribunal judiciaire de Paris.
Le mercredi 24 septembre, Rachida Dati avait déjà affronté le parquet national financier (PNF) dans le cadre de ses accusations, notamment pour avoir prétendument exercé un lobbying illégal pour Renault-Nissan alors qu’elle siégeait au Parlement européen. Mais c’est le lendemain que la tension a culminé, lors de l’interrogatoire par les avocats du groupe automobile.
Lors de cette audience, l’ex-candidate à la mairie de Paris a laissé transparaître son irritation. Elle a notamment été questionnée sur ses missions à l’international, notamment en Corée du Sud et en Iran, et sur ses compétences dans ces domaines.
Les échanges tendus sur ses compétences à l’international
Un avocat, Philippe Goosens, a exprimé sa surprise concernant le travail de Rachida Dati en Corée du Sud, où elle aurait travaillé sur la législation locale. Il lui a demandé en quoi elle était compétente en droit coréen. La réponse de l’ancienne ministre a été claire : elle a expliqué que c’était l’ambassadeur qui lui avait fourni ces informations. L’avocat a alors insisté : « Donc, c’est l’ambassadeur qui vous briefe ? »
« C’est marrant. Il n’y a que vous qui êtes compétent. Pour vous, personne ne peut avoir de compétences ! »
Plus généralement, Rachida Dati a montré son agacement lorsque ses compétences ont été remises en question. Elle a affirmé : « Je sais que vous voulez réduire mon travail d’avocat à rien, à de la conversation ou du téléphone. Je ne m’énerve pas, je dis les choses. La langue française n’est peut-être pas ma langue maternelle, mais je sais lire et écrire. Et je suis française. »
Les questions sur l’Iran et la déformation des faits
Concernant l’Iran, un autre avocat, Kami Haeri, a interrogé l’ancienne ministre de la Culture. Il a mis en doute ses responsabilités, compte tenu des sanctions économiques contre Téhéran. Il lui a demandé des précisions sur sa mission et le risque juridique ou pour les otages en Iran. La maire du 7e arrondissement de Paris lui a répondu sèchement : « Je vous ai vu faire. Je connais votre pratique. Vous déformez. Ça ne marche pas avec moi. Vous vous écoutez parler. »
Après cette déclaration, la présidente du tribunal a suspendu l’audience, tentant de calmer les échanges tendus.
Une procédure à haut risque
Rachida Dati est jugée pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif ». Les délits qui lui sont reprochés peuvent entraîner jusqu’à dix ans d’emprisonnement et de lourdes amendes. En cas de condamnation, elle risque aussi une peine d’inéligibilité. Cela pourrait la priver de son mandat actuel de maire du 7e arrondissement de Paris et de la possibilité de réintégrer la magistrature. Elle pourrait aussi être interdite d’exercer une fonction publique.



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