Réseau de drogue démantelé à Besançon : 600 000 Euros de drogue saisie
Un réseau de narcotrafic démantelé à Besançon
Le procureur de Besançon, Cédric Logelin, a annoncé ce mardi 22 septembre l’arrestation de quatre hommes, âgés de 29 à 40 ans. Ils sont suspectés d’avoir participé à l’organisation du réseau de trafic de stupéfiants appelé « Vanweed » dans l’agglomération du Doubs.
Saisie importante de drogues
Les enquêteurs ont démantelé un réseau de livraison de drogue surnommé « Ubershit ». Lors de l’opération, ils ont saisi plus de 600 000 euros de stupéfiants en valeur marchande. Ces quantités ont été découvertes dans différents lieux à Besançon, notamment des appartements, des garages et autres espaces de stockage.
Interpellations et mise en examen
Les quatre hommes, tous déjà connus de la justice, ont été arrêtés mercredi dernier. Ils ont été présentés devant un juge et mis en examen samedi pour « détention, transport, acquisition de stupéfiants » et « offre ou cession de stupéfiants avec utilisation d’un moyen de cryptologie ». Ces faits sont passibles de 15 ans de prison.
Lors de l’enquête, trois des suspects ont gardé le silence, tandis qu’un a contesté les accusations de trafic de drogue.
Déroulement de l’enquête
Les investigations ont commencé en août 2025, après la reconstitution d’un réseau qui avait été démantelé en 2023. L’enquête porte sur l’utilisation d’un canal crypté sur Telegram pour la diffusion des messages. Selon le directeur interdépartemental de la Police nationale du Doubs, Laurent Perrault, on aurait potentiellement identifié les donneurs d’ordre du réseau.
Les policiers du service local de police judiciaire (SLPJ) de Besançon ont également saisi plusieurs drogues : 12 kg de kétamine, 24.000 cachets d’ecstasy, 29 kg de résine de cannabis, 7 kg d’herbe de cannabis et 550 grammes de cocaïne. La valeur marchande totale estimée dépasse 600 000 euros.
Les forces de l’ordre ont aussi retrouvé 8.830 euros en liquide, ainsi que des vêtements de luxe d’une valeur de plus de 26.000 euros, et plusieurs véhicules.
Une communauté active sur Telegram
Ce réseau, connu des toxicomanes de Besançon, s’était reformé après un premier démantèlement en 2023. À cette époque, environ 900 personnes étaient abonnées au canal Telegram du réseau, ce qui indique une large diffusion et une clientèle importante.
Les forces de l’ordre soulignent que ces réseaux de livraison de stupéfiants continuent de se développer, avec des trafiquants et des consommateurs qui pensent être à l’abri. La police insiste pour leur faire comprendre le contraire.



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