Policiers en procès à Carcassonne après une scène de violence choquante

Une nouvelle enquête est en cours à Carcassonne suite à une intervention policière qui a suscité la controverse. Le parquet a ouvert une procédure pour « violences volontaires » contre un policier national.

Les faits se sont produits fin juin dans cette ville. Sur une vidéo amateur diffusée récemment, on voit un homme de 29 ans être violemment projeté au sol par un policier. La famille de la victime a porté plainte dimanche dernier, quelques jours après la diffusion de cette vidéo.

Les circonstances de l’intervention

Le 21 juin, lors de la Fête de la Musique, la police intervient pour interpeller un homme. Youssef, qui se trouvait à proximité, s’est approché derrière une enceinte. C’est à ce moment qu’il a été saisi par un policier et projeté au sol dans des conditions qui choquent.

Une scène particulièrement violente

Selon l’avocat de la famille, Me Hakim Djorfe, la scène a été très brutale. Il décrit Youssef comme étant calme, poli, et non agressif. La vidéo montre le bruit de la tête de Youssef qui éclate contre le sol, un son qui choque profondément.

“Youssef qui est totalement normal, qui n’est pas agité, est totalement poli, il n’insulte personne. Et dans la vidéo, et c’est ça qui est le plus choquant, c’est le bruit de la tête qui éclate contre le sol. Les violences qu’il a subies sont innommables et pas nécessaires, pas justifiées et pas proportionnelles à ce qui s’est passé. Ça fait énormément de peine pour l’image qui est renvoyée et pour la famille du défunt qui doit faire face à un deuil”, indique-t-il.

Le décès de Youssef

Youssef est décédé douze jours plus tard. Cependant, la procureure de Carcassonne précise qu’aucun lien direct n’a été établi entre cette violence policière et sa mort. Elle évoque des antécédents de polytoxicomanie de la victime, une version contestée par la famille. Celle-ci affirme que Youssef avait simplement fumé des joints lors de la fête.

La famille espère que le policier sera sanctionné. L’enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

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