Un Directeur d’école accusé de viols sur une douzaine d’enfants
Un directeur d’école jugé pour viol et agressions sexuelles
Un directeur d’école privée catholique est jugé depuis le jeudi 10 septembre devant la cour criminelle du Morbihan. Il est accusé d’avoir commis un viol et des agressions sexuelles sur une douzaine d’enfants.
Les faits se seraient déroulés lors d’un voyage scolaire en Irlande en octobre 2023. À leur retour, plusieurs garçons ont dénoncé des attouchements sexuels. Le directeur, âgé de 32 ans, de l’école du Sacré-Cœur de Noyal-Muzillac, a été placé en détention provisoire le 11 octobre dernier.
RMC a recueilli le témoignage de la mère d’une des victimes. Nathalie raconte avoir été bouleversée lorsque son fils lui a confié les défis que lui aurait lancés le directeur pendant le voyage.
« Il a dit que Jean-Patern lui lançait le défi de dormir tout nu pour, en échange, avoir des bonbons. »
Une situation qui a profondément affecté la famille
Depuis ces révélations, la mère explique que l’état de santé de son fils s’est dégradé. « Mon fils va très mal, il s’est déjà mis en danger. Il a des idées suicidaires, il joue avec des couteaux. Il est sous traitement pour dormir parce qu’il entend encore les pas de Jean-Patern le soir. Il a très peur de le voir dans la rue ou de le revoir en tant que professeur », indique-t-elle.
Les charges retenues contre le directeur
Le suspect doit répondre de plusieurs chefs d’accusation, notamment d’un viol et d’agressions sexuelles sur une douzaine de garçons. Lors de sa perquisition à son domicile, les enquêteurs ont également découvert des milliers de fichiers à caractère pédopornographique. Selon son avocate, Maître Gagnard, l’homme prévoit de reconnaître les faits.
« Son objectif c’est vraiment de répondre aux questions de la Cour, mais aussi de répondre aux questions des parties civiles parce que l’on sait qu’elles ont beaucoup d’interrogations par rapport aux faits. »
Le contexte et les sanctions possibles
Les familles des victimes ont indiqué qu’elles ne souhaitaient pas que le procès se déroule à huis clos. L’accusé risque jusqu’à 20 ans de prison. Le verdict est attendu le 17 septembre.



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