Home-jacking violent de Donnarumma : trois hommes devant la justice

Trois hommes sont jugés à partir de ce jeudi pour un home-jacking très violent qui a visé Gianluigi Donnarumma, ancien gardien du PSG, en juillet 2023. Lors de cette attaque, menée en pleine nuit, Donnarumma et sa compagne ont été menacés, frappés et dépossédés de leurs biens.

Parmi les prévenus figure Ilyas Kherbouch, surnommé « Ganito ». Ce dernier avait fait la une en mars dernier lorsqu’il s’était évadé du centre pénitentiaire de Villepinte, aidé par de faux policiers. Après deux semaines de cavale, il avait été retrouvé et arrêté.

Ce jeudi, « Ganito » devait comparaître aux côtés de trois autres hommes. Cependant, l’un d’eux ne sera pas présent : Seyni Dia. Ce dernier a été retrouvé pendu dans sa cellule en 2024. Sur RMC, sa mère témoigne pour la première fois et affirme que son fils a été tué en prison. Une enquête a été ouverte pour comprendre les raisons de son décès, qui semble lié au procès en cours.

« C’était un gentil garçon »

Selon sa mère, Soumaré, Seyni était un jeune homme de 20 ans, connu pour de petits délits. Elle explique qu’il aurait été forcé de participer à ce braquage très violent, sous la contrainte de son commanditaire présumé, Ganito. Elle affirme que son fils a été menacé, blessé et victime d’actes de torture.

“Si c’était un garçon violent qui faisait n’importe quoi, on aurait pu dire qu’il méritait ce qui lui est arrivé. Mais c’était un gentil garçon”,

Après son arrestation, Seyni a raconté aux enquêteurs que Ganito l’avait obligé à participer au braquage pour rembourser une dette. Selon lui, il a été menacé, frappé, blessé par des coups de couteau, puis enlevé et torturé. Sa mère confie :

“Il a reçu de gros coups de couteau, des coups de poing… Il est resté plus de deux semaines alité à la maison. Je lui ai demandé qui lui avait fait ça, je lui ai dit qu’il fallait en parler à la police. Mais on ne savait rien.”

“Il a été tué Seyni”

Dans le récit de Seyni, qu’il a confié à RMC, il explique que sa famille a également été menacée. Les enquêteurs ont découvert dans la cellule de Ganito un téléphone contenant des messages de menaces, ainsi que des vidéos prouvant les actes de torture.

“Même s’il est derrière les barreaux, c’est quelqu’un de très, très violent”,

Seyni affirme également qu’à son arrivée en prison, il a été victime de représailles de la part des hommes de Ganito. Il aurait dit à sa mère : “Il m’a dit qu’il se sentait menacé”.

À peine un mois après son incarcération, Seyni a été retrouvé pendu dans sa cellule. Sa mère déclare : “Il a été tué, Seyni. Il a été tué.”

Laisser un commentaire