Harcèlement moral : une aide-soignante porte plainte contre Catherine Laborde
Une aide-soignante porte plainte pour harcèlement moral
Autour de la mémoire de Catherine Laborde, les tensions persistent. Après la publication du livre de son mari, Thomas Stern, la famille a publiquement exprimé ses désaccords. Un nouvel épisode s’ajoute à cette polémique : une ancienne aide-soignante a déposé une plainte contre l’ex-présentatrice météo de TF1.
Cette professionnelle, qui accompagnait Catherine Laborde lors de ses derniers mois de vie sur l’île d’Yeu, accuse Thomas Stern de harcèlement moral. Elle a également mentionné une atteinte à la vie privée dans sa plainte. Selon le dossier, la relation avec le mari de Catherine aurait été très différente de ce qu’il décrit dans son livre.
Catherine Laborde, la maladie et le livre de Thomas Stern
Catherine Laborde souffrait de démence à corps de Lewy. Elle a passé ses dernières années dans la maison familiale de l’île d’Yeu, entourée de son mari, de ses filles et d’aides-soignantes. Elle est décédée le 28 janvier 2025, à l’âge de 73 ans.
Au début de l’année suivante, Thomas Stern a publié un livre intitulé Y a-t-il une vie après ta mort ?. Présenté comme une lettre d’amour et un témoignage d’aidant, ce livre a suscité beaucoup de réactions. La publication, juste un an après la disparition de Catherine, a choqué ses proches.
Les filles de Catherine, Gabrièle et Pia, ont reproché à leur père d’avoir utilisé cet anniversaire pour faire la promotion de son livre. La sœur de l’ex-présentatrice, Françoise Laborde, a également exprimé son étonnement face à cette utilisation de la mort de Catherine à des fins personnelles. Certains proches ont qualifié cette démarche de « mauvais goût ».
La plainte de l’aide-soignante
L’aide-soignante, mentionnée sous le nom de « Cindy » dans le livre de Thomas Stern, a été embauchée au printemps 2023 pour accompagner Catherine dans ses derniers mois. Selon plusieurs médias, ses relations avec le mari de la malade étaient initialement cordiales, avant de se détériorer.
Le 13 août 2025, elle a déposé une plainte auprès de la gendarmerie de l’île d’Yeu, accusant Thomas Stern de harcèlement moral. Elle a ensuite ajouté, le 14 janvier, une plainte pour atteinte à la vie privée, en lien avec la publication du livre.
Dans sa plainte, elle évoque des remarques sexistes, des pressions psychologiques et des tensions répétées. Elle rapporte notamment des propos comme « c’est moi le patron » et raconte des discussions difficiles après le coucher de Catherine, lorsque Thomas Stern aurait été, selon elle, « bourré tous les jours ». Elle affirme que ces comportements ont gravement affecté sa santé, la conduisant à plusieurs arrêts de travail.
Réactions et déclarations
Gabrièle Laborde, l’une des filles de Catherine, a confirmé en août 2025 que l’aide-soignante lui avait raconté que la relation avec Thomas Stern était tendue et qu’elle avait subi des violences verbales. Elle a précisé que cette employée avait dû prendre un arrêt de travail à cause de ces violences.
Les filles de Catherine contestent également la manière dont Thomas Stern se présente comme le principal aidant de leur mère. Elles estiment que cette plainte s’inscrit dans un contexte déjà tendu.
De son côté, Thomas Stern a reconnu avoir été informé de la plainte. Il a indiqué qu’il serait entendu dans les trois semaines. Il a exprimé sa surprise face à ces accusations et assuré que ce n’était pas son genre. Il a aussi évoqué une période où il consommait du Prozac, du vin rouge et de la nourriture pour faire face à la situation.
Il précise que cette période était marquée par une « descente facile » et affirme que son comportement était « aimable et courtois ». Il ajoute que ces événements ne correspondent pas à sa personnalité habituelle.
Enquête en cours
Les autorités vont maintenant examiner si les faits décrits constituent un harcèlement moral ou une atteinte à la vie privée. La justice appréciera ces infractions au cas par cas. À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée, et Thomas Stern bénéficie de la présomption d’innocence.
Cette affaire s’ajoute aux divisions familiales et médiatiques autour de la manière dont la fin de vie de Catherine Laborde a été racontée. Elle témoigne également des tensions qui entourent la mémoire de l’ex-présentatrice et la gestion de son héritage.



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