Fusillade en Corse : un homme de 61 ans Mort dans une nouvelle attaque

Un homme de 61 ans tué lors d’une nouvelle fusillade en Corse

Un homme de 61 ans, déjà victime de plusieurs tirs par le passé, a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi à Foce, près de Sartène, en Corse-du-Sud. Selon le parquet d’Ajaccio, la victime a été touchée par plusieurs balles devant son domicile vers 00h30.

Les investigations ont été confiées à la section de recherches de la gendarmerie de Corse. Elles pourraient être transférées prochainement à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille.

Un passé marqué par la violence

Jean-Pierre Giacomoni, la victime, était connu des forces de l’ordre. Il avait été la cible de deux tentatives d’assassinat dans le passé. La première remonte à mai 2010, où il avait été grièvement blessé par balles en circulant en voiture à Sartène. La deuxième, en février 2017, l’avait touché par quatre balles alors qu’il rentrait chez lui, le laissant pour mort.

En novembre 2019, il avait été condamné à huit ans de prison pour association de malfaiteurs dans le cadre d’un règlement de comptes. Cependant, il avait été relaxé en première instance.

Contexte de rivalités entre clans criminels

Selon des sources proches de l’enquête, Jean-Pierre Giacomoni était proche de l’équipe Mocchi. À l’époque, il existait une forte rivalité avec un autre groupe appelé « les Africains ». La police décrit dans une note confidentielle ces rivalités entre ces deux factions.

La bande des « Africains » est notamment liée à Michel Tomi, un homme d’affaires qui a construit un empire dans le secteur des casinos en Afrique. Actuellement, elle serait dirigée par Jean-Luc Codaccioni junior. Ce dernier est en conflit avec ceux qu’il accuse d’avoir tué son père, en décembre 2017 à l’aéroport de Bastia-Poretta.

Une note policière de 2025 mentionne une dizaine d’actes criminels et au moins cinq assassinats attribués à cette bande.

Les enjeux et les enquêteurs

La bande Mocchi, elle, est considérée comme étant composée de proches de Jean-Jé Colonna, considéré comme un parrain local. Elle aurait des liens avec la bande du Petit Bar et regroupe plusieurs grands propriétaires fonciers et commerçants de la région de Sartène.

Les enquêteurs doivent désormais faire la lumière sur les motivations exactes du meurtre de Jean-Pierre Giacomoni et identifier les responsables.

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