Veuve en colère : le meurtrier de son mari obtient des permissions de sortie

Une veuve bouleversée par les permissions de sortie accordées à l’auteur du drame

Le 30 août 2026, une veuve dont le mari était policier a exprimé sa profonde douleur face à la situation de l’homme responsable de la mort de son époux. En 2023, Charlie Fajole a été condamné à douze ans de réclusion criminelle pour avoir tué Éric Monroy lors d’un contrôle routier en 2020. Pourtant, il bénéficie actuellement d’un nombre surprenant de permissions de sortir.

Ces dernières semaines, la famille Monroy a été bouleversée en découvrant des images de Charlie Fajole profitant d’une journée au parc aquatique, diffusées sur les réseaux sociaux. La veuve, Laurence Monroy, ainsi que ses trois filles, ont été profondément choquées par ces vidéos. Pour elles, il est difficile d’accepter que l’auteur du drame mène une vie normale en dehors de la prison, alors qu’elles pleurent chaque jour la perte de leur père et mari.

Une famille en deuil face à une situation insupportable

Dans une interview accordée à CNEWS, Laurence Monroy a expliqué leur ressenti : « Nous sommes outrées, choquées par toutes ces images. Il vit une vie magnifique tandis que nous pleurons Éric tous les jours. Nous nous battons chaque jour pour continuer à vivre et à garder la tête hors de l’eau. »

La plus jeune des filles d’Éric Monroy, âgée de 11 ans, a également pris la parole pour exprimer son incompréhension. Elle estime que Charlie Fajole n’aurait pas dû avoir le droit de sortir : « S’il nous écoutait, il devrait avoir honte de lui, honte d’avoir tué une famille. »

Un profil à répétition

Les faits remontent au 6 août 2020, lors d’un contrôle routier au Mans. Charlie Fajole, qui dormait dans sa voiture en plein carrefour, s’est réveillé et a redémarré à toute vitesse. Lors de l’intervention des policiers, il a été accroché au véhicule de police et traîné sur 200 mètres, ce qui a causé la mort d’Éric Monroy. Le policier a subi de multiples fractures et des hémorragies internes, qui ont entraîné son décès sur place.

Les investigations ont révélé que Fajole était en état d’ivresse, avec un taux d’alcoolémie de 1,5 grammes par litre de sang. Ce récidiviste avait déjà été condamné pour refus d’obtempérer. La cour d’assises de la Sarthe l’a condamné à douze ans de prison pour « violences volontaires ».

Ce drame a été marqué par un hommage national à Éric Monroy, qui a reçu la Légion d’honneur à titre posthume le 2 août 2020, en présence de l’ancien ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

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