Bally Bagayoko sous enquête : révélation sur ses revenus et cumul suspect
Les revenus du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, déjà critiqués en 2018
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, est à nouveau sous le feu des projecteurs suite à une enquête du Parquet national financier, ouverte le 19 août. Cette procédure fait suite à des articles de presse et à des plaintes de l’association AC!! Anti-Corruption, qui s’interrogent sur le cumul de ses mandats avec son emploi à la RATP, ainsi que sur ses revenus.
Ce n’est pas la première fois que ses revenus sont critiqués. Déjà en 2018, un élu communiste de Seine-Saint-Denis s’était penché sur la question dans un article intitulé « Le cœur à gauche et le portefeuille à droite ». À l’époque, il pointait la rémunération confortable de Bally Bagayoko.
Une rémunération mensuelle estimée à près de 9 400 euros
En 2018, l’élu communiste, Philippe Carreau, s’était basé sur la déclaration d’intérêt de Bally Bagayoko, déposée en 2016 auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Selon cette déclaration, entre 2011 et 2014, le maire percevait 51 447 euros par an en tant que salarié de la RATP. À cela s’ajoutaient 45 500 euros pour son mandat départemental et 15 822 euros pour ses fonctions à la mairie de Saint-Denis.
Au total, ses revenus s’élevaient alors à environ 112 769 euros nets par an, soit près de 9 400 euros par mois. À l’époque, cette situation était jugée problématique d’un point de vue éthique et moral par Philippe Carreau, même s’il ne parlait pas d’illégalité.
Une augmentation significative de l’indemnité municipale
Une autre polémique concernait l’augmentation de l’indemnité de Bally Bagayoko après la perte de son mandat départemental en 2015. Son indemnité d’adjoint au maire est alors passée de 1 577 euros à 3 183 euros bruts par mois, soit une hausse de 102 %.
Philippe Carreau affirme avoir refusé de voter cette augmentation. Selon lui, cette position lui aurait coûté politiquement à l’époque.



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