Paris sous tension : 200 enquêtes pour violences scolaires et périscolaires
Plus de 200 enquêtes en cours pour violences dans le scolaire et le périscolaire à Paris
Ces derniers mois, de nombreux cas de violences, dont des violences sexuelles, ont été rapportés dans les écoles parisiennes. En 2025, les services de police et de gendarmerie ont recensé près de 473 000 victimes de violences physiques, dont 114 500 mineures (soit 24 %). Parmi elles, 132 300 ont été victimes de violences sexuelles, dont 76 200 sont des mineures (58 %).
Une grande majorité de ces violences sexuelles se produisent en dehors du cercle familial. En revanche, plus de la moitié des violences physiques ont lieu dans un contexte familial. Concernant les violences dans le secteur scolaire et périscolaire, Paris compte à ce jour 203 enquêtes pénales ouvertes. Ces affaires concernent 143 écoles maternelles, 36 écoles élémentaires et 24 crèches.
Les auteurs présumés sont principalement des animateurs. Pour l’instant, 6 affaires ont été renvoyées devant la justice, 6 sont en instruction, et 47 ont été classées sans suite. Certains établissements ont été visés à plusieurs reprises par différentes enquêtes.
Une hausse des signalements en 2026
Les chiffres concernant les violences sexuelles dans le périscolaire sont alarmants. Le parquet de Paris a enregistré une augmentation des signalements durant l’été 2026. En juillet et août, 22 nouvelles affaires ont été signalées, et ce nombre pourrait encore évoluer.
Face à cette situation, la mairie de Paris a pris des mesures strictes. Tout agent signalé pour des faits à caractère sexuel sur un mineur ne pourra plus travailler auprès des enfants, que l’enquête aboutisse ou non.
Une affaire marquante : le procès d’un animateur
Ce contexte a été marqué par l’ouverture du procès d’un animateur pour des violences sexuelles présumées sur neuf enfants dans une école du 15e arrondissement. La plainte a été déposée par une mère de famille, dont la fille de 6 ans accusait l’animateur de lui avoir touché les fesses. L’enquête menée par la brigade de protection des mineurs a permis d’identifier d’autres victimes potentielles.



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