Animateur périscolaire accusé de récidive sexuelle sur neuf fillettes
Un animateur périscolaire de 38 ans, accusé d’avoir agressé sexuellement neuf fillettes âgées de 6 à 10 ans, a été jugé lundi 31 août 2026 à Paris. L’affaire a commencé après qu’une mère a porté plainte pour sa fille de 6 ans, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête par la brigade de protection des mineurs.
Selon les témoignages recueillis, plusieurs victimes ont évoqué des « câlins déplacés » faits à l’abri des regards, notamment sous le préau ou pendant les activités. L’une d’elles a raconté avoir été déshabillée par l’accusé lors d’un rendez-vous à son étude. Lors de l’audience, l’animateur a présenté ses excuses et reconnu avoir commis des gestes inappropriés, tout en affirmant qu’il n’avait pas respecté la règle fondamentale de son métier : assurer la sécurité affective, physique et morale des enfants.
Il a déclaré : « Les choses seraient allées beaucoup plus loin si on ne m’avait pas arrêté. » Malgré ces aveux, il a nié être un pédophile. Lors de l’enquête, il a été révélé qu’il avait échangé avec des pédocriminels. Il affirme vouloir parler avec les enfants pour les dénoncer, mais aucune dénonciation officielle n’a été faite de sa part. Il a aussi évoqué une agression dont il aurait été victime dans son enfance, ainsi qu’un « bruit » ou une « odeur » qui aurait réveillé ses « pulsions » lorsqu’il a commencé à travailler avec des enfants dans le 15e arrondissement.
Les aveux et la contestation
Reconnaissant avoir « touché de façon inappropriée des mineurs », l’animateur nie toutefois être un pédophile. Il explique qu’il souhaitait simplement dialoguer avec les enfants pour mieux comprendre leur situation. Cependant, le président du tribunal a rappelé qu’aucune démarche de dénonciation n’avait été entreprise par l’accusé. Il a aussi souligné qu’il n’avait consulté qu’un seul psychologue à l’approche du procès, malgré l’avis qui lui avait été donné de suivre un suivi médical régulier.
Le prévenu a exprimé sa tristesse et sa honte, déclarant : « Je ressens de la tristesse d’avoir brisé autant de vies, de la honte et surtout du dégoût de moi-même. » Le procureur a requis une peine de cinq ans de prison, dont un an ferme et quatre ans avec sursis, assortis d’un suivi socio-judiciaire pour une durée de près de cinq ans. La décision sera rendue le 15 septembre 2026.



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