Restes de Delphine Jubillar Identifiés : Ce que la Science Peut Encore Révéler
Les restes de Delphine Jubillar identifiés, mais une question demeure
Après plus de cinq ans d’attente, la France connaît enfin la localisation des ossements de Delphine Jubillar. Ces restes ont été formellement identifiés dans le Tarn, suite aux aveux de Cédric Jubillar. Cependant, un point reste à éclaircir : il ne s’agit que d’une partie du corps, avec « des restes de tissus humains, tout ce qui est viscéral ». La science pourra-t-elle répondre à la question de la cause de la mort ?
Une identification partielle du corps
Depuis sa disparition mystérieuse à Cagnac-les-Mines, en décembre 2018, peu à peu, des éléments sur le sort de la jeune femme émergent. Le parquet général de Toulouse a confirmé que les analyses ADN effectuées par l’IRCGN ont permis d’établir que les ossements retrouvés sont bien ceux de Delphine Jubillar, a indiqué le procureur général Nicolas Jacquet, le 19 juillet.
Seuls 5 % du corps retrouvé
Les recherches ont permis de retrouver seulement deux fémurs. Une quantité infime qui ravive la douleur des proches. L’avocat de la famille, Me Mourad Battikh, souligne que « mes clients sont tout sauf soulagés, car on a retrouvé a priori que 5 % de son corps ». La famille espère que Cédric Jubillar cessera ses mensonges et cessera de jouer avec la justice. Laurent de Caunes, avocat du frère et de la sœur de Delphine, précise que « la famille a eu connaissance de l’identification de Delphine et reste unie dans la douleur. Elle suivra attentivement la suite de l’enquête. »
L’impossibilité de déterminer les causes du décès
Le vrai défi reste la détermination des causes exactes de la mort. Selon le médecin légiste Rémi Costagliola, l’absence de dépouille complète complique énormément le travail des experts. Il explique que « l’analyse ADN des fémurs a certes confirmé l’identité de Delphine, mais il est presque impossible d’aller plus loin si l’on ne possède pas l’ensemble du squelette ou au moins des tissus viscéraux. »
Les hypothèses restent ouvertes : homicide involontaire, meurtre, ou assassinat prémédité ? La qualification juridique des faits sera au cœur des débats lors du procès en appel prévu en septembre. Selon Me Philippe Pressecq, avocat d’une cousine de la victime, « le corps de Delphine a été jeté comme une bête crevée dans un champ. Cette façon de faire est atroce et suggère une préméditation, évitant toute idée de mort par accident ou imprudence. »



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