Perpétuité pour viols en série : la colère enflamme l’Assemblée
Les réactions politiques après le rejet de la perpétuité pour les viols en série sur mineurs
Lors de la première lecture du texte à l’Assemblée nationale, une proposition visant à instaurer la réclusion à perpétuité en cas de viols en série sur des mineurs de moins de 15 ans a été rejetée par la gauche. Cette décision a suscité une vive réaction de la part des élus de droite, qui ont qualifié cette attitude de « honteuse ».
Ce sujet divise profondément l’Assemblée. Après l’affaire Lyhanna, le gouvernement avait souhaité renforcer la réponse pénale en proposant la perpétuité pour ces crimes. Cependant, vendredi, la majorité de gauche et les écologistes ont finalement fait supprimer cette disposition.
Pour expliquer leur position, l’élue La France Insoumise (LFI) Gabrielle Cathala a évoqué les propos de Robert Badinter, soulignant que l’absence de perspectives de réinsertion ne motivait pas le condamné à s’améliorer, ce qui, selon elle, compliquait la réinsertion.
Nicolas Dupont-Aignan, député de Debout la France, a vivement critiqué cette position. Il a déclaré que la gauche s’opposait à la perpétuité pour ces crimes « honteux » et a proposé d’organiser un référendum pour soumettre la peine de mort aux citoyens, notamment pour les meurtriers d’enfants.
La gauche s’oppose à la perpétuité pour les viols en série sur mineurs. HONTEUX !
La protection de nos enfants est une priorité absolue. Face à de tels crimes, il ne doit y avoir aucune hésitation : la justice doit être implacable.
C’est pourquoi je propose que la peine de mort…
— Nicolas Dupont-Aignan (@dupontaignan) July 18, 2026
Les députés LFI ont quant à eux estimé que cette « surenchère pénale serait inefficace ». Éric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis, a expliqué que la problématique ne se résolvait pas en risquant la perpétuité : « Quelqu’un qui viole un ou plusieurs bébés, la problématique est telle que s’il le fait, ce n’est pas le fait qu’il risquerait la perpétuité qui va l’empêcher de le faire. »
Un nouveau vote prévu mardi
Pour la ministre de l’Égalité, Aurore Bergé, il est hors de question d’abandonner cette mesure. Elle a déclaré : « Qu’est-ce qui justifie une seule seconde que ces hommes-là ne puissent pas être condamnés à perpétuité ? Un cas comme Le Scouarnec, est-ce qu’on pense sincèrement qu’il mérite de ressortir dans 20 ans et qu’il ne fera peser aucun nouveau risque pour la société ? »
Le texte a finalement été rejeté de justesse, avec seulement quatre voix d’écart. La ministre a annoncé qu’un nouveau vote sur l’article aura lieu mardi, avant celui sur l’ensemble du projet de loi.



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