Députée Sandrine Josso brise le silence avant le procès choquant de Joël Guerriau
Témoignage de la députée Sandrine Josso avant le procès de Joël Guerriau
À quelques heures de l’ouverture du procès de Joël Guerriau, accusé d’avoir drogué la députée Sandrine Josso en novembre 2023 dans le but de la violer, cette dernière s’exprime dans les médias. Bien qu’elle soit encore profondément bouleversée par ces événements, elle souhaite alerter l’opinion et l’État sur ce type de violences.
Les faits reprochés
Le procès de l’ancien sénateur Horizons de Loire-Atlantique, Joël Guerriau, débute ce lundi 26 janvier. Il est accusé d’avoir administré une substance à Sandrine Josso, députée du même département, avec l’intention de la violer. La justice française examine à nouveau le recours à la soumission chimique dans ce dossier.
« Je suis venue voir un ami et je suis sortie terrorisée en découvrant un agresseur », raconte-t-elle dans plusieurs médias, notamment sur franceinfo et RTL.
Le déroulement de la soirée
En novembre 2023, la députée de 48 ans se rend au domicile de son collègue, un ami qu’elle connaît depuis une dizaine d’années, pour célébrer sa réélection. La seule invitée, elle accepte un verre de champagne qui aurait un goût particulier. Elle se rappelle que son hôte lui a proposé à plusieurs reprises de boire encore, ce qu’elle trouve lourd.
Rapidement, elle commence à ressentir des symptômes inquiétants. Elle évoque des palpitations extrêmes, des nausées et un malaise. En découvrant Joël Guerriau manipuler un sachet transparent, elle panique. Elle prétexte devoir retourner à l’Assemblée nationale et quitte précipitamment le logement. Après avoir raconté la scène à deux collègues parlementaires, elle décide d’appeler les secours.
Les résultats des analyses
À l’hôpital, les tests toxicologiques révèlent une intoxication grave à l’ecstasy. La concentration mesurée de MDMA dans son sang atteint 388 nanogrammes par millilitre, une valeur bien supérieure à celle d’une consommation récréative.
Les réactions et la défense
Avant l’ouverture du procès, Sandrine Josso confie sa crainte de devoir faire face à Joël Guerriau dans la salle d’audience. Elle avoue ressentir de la peur à l’idée de le revoir.
De son côté, l’ancien sénateur nie toute intention de droguer ou de violer la députée. Il parle d’un « acte d’inadvertance » et affirme avoir cru prendre une substance euphorisante pour surmonter la deuil de son chat. Il explique avoir mal lavé le verre, ce qui aurait conduit à cette erreur. Lors de la perquisition, un sachet de 30 grammes d’ecstasy a été retrouvé dans sa cuisine.
Ce déni est critiqué par Sandrine Josso, qui dénonce des tentatives de victimisation de la part de la défense. Elle souligne que ces arguments sont des mensonges.
Les conséquences pour la députée
La députée a dû faire face à deux ans de « stress post-traumatique » et à une reconstruction difficile. Elle évoque une détérioration de sa santé, avec des problèmes chroniques de dos, une hernie discale, et des soucis dentaires liés à la tension qu’elle a dû supporter.
Les investigations ont également mis en lumière que Joël Guerriau avait effectué des recherches sur Google à propos de drogues et de viols, ce que sa défense affirme avoir été dans le cadre de son activité parlementaire.
Une lutte pour la reconnaissance et la prévention
Sandrine Josso insiste sur l’importance d’une prise de conscience collective. Elle souhaite que ce procès serve d’exemple pour sensibiliser sur la violence et la manipulation. Elle déplore que trop souvent, les victimes restent invisibles et isolées.
Elle appelle à une politique d’État plus ferme, notamment dans l’éducation, pour lutter contre ces violences. La députée souhaite que ce procès contribue à ouvrir les yeux sur ce phénomène et à mieux protéger les victimes.



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