Delphine Jubillar retrouvée : ses ossements confirmés après 5 ans de mystère

Après plus de cinq ans de mystère, une étape importante a été franchie dans l’affaire Delphine Jubillar. Des ossements ont été retrouvés dans un champ de Mailhoc, dans le Tarn. Le jeudi 16 juillet, les enquêteurs, accompagnés de Cédric Jubillar, ont découvert deux fémurs, qui semblent provenir du bas du corps de la disparue.

Le lendemain, le parquet général a confirmé que les analyses ADN réalisées par l’IRCGN ont permis d’identifier ces ossements comme étant ceux de Delphine Jubillar. La famille de l’infirmière a été informée de cette nouvelle.

Une cause de décès toujours inconnue

Le 20 juillet, l’avocat de l’oncle et de la tante de Delphine Jubillar, Me Mourad Battikh, a exprimé son avis dans une interview au journal Le Monde. Il a précisé que la découverte concerne seulement environ 5 % du corps de la victime. Il a aussi indiqué qu’il espère que Cédric Jubillar cessera de mentir et de se considérer comme le maître du temps dans cette affaire.

Les enquêteurs n’ont pas communiqué sur la présence d’autres parties du corps. Si les deux fémurs ont permis de confirmer qu’il s’agit bien des ossements de Delphine Jubillar, la cause de sa mort reste inconnue. Selon le médecin légiste Rémi Costagliola, il est difficile d’établir la cause précise sans l’ensemble du squelette ou des tissus humains, notamment les viscères.

Le procès en appel, un tournant potentiel

Le procès en appel de Cédric Jubillar est prévu pour le 21 septembre à Toulouse. Cependant, ses avocats ont indiqué qu’il pourrait ne pas se tenir à cette date, en raison notamment de ses aveux. Un report est donc envisagé.

Selon la justice, si le procès a lieu, Cédric Jubillar pourrait voir son chef d’accusation requalifié. La première instance l’avait condamné pour meurtre. En appel, il pourrait être accusé d’assassinat, si la préméditation est retenue, ou d’homicide involontaire, si la version de Cédric Jubillar est jugée crédible par les magistrats.

Pour la famille de Delphine Jubillar, cette dernière hypothèse serait un choc. Me Philippe Pressecq, avocat de Lolita, cousine de la disparue, a évoqué la possibilité d’un homicide avec préméditation. Il a déclaré que le corps aurait été jeté comme une bête dans un champ, une méthode qu’il qualifie d’atroce et qui, selon lui, indique une intention préméditée. La décision de reporter ou non le procès sera prise par la présidente de la cour d’appel de Toulouse.

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