Incendie de Crans-Montana : une révélation bouleverse l’enquête

Une nouvelle révélation dans l’enquête sur l’incendie de Crans-Montana

Une information choc remet en question la version des gérants du bar Le Constellation, Jacques et Jessica Moretti, dans l’enquête sur l’incendie qui a coûté la vie à 40 personnes dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dernier. Ces derniers ont été entendus une nouvelle fois par le Ministère public de Sion.

Selon le quotidien italien La Repubblica, cet incendie meurtrier ne serait pas le seul à s’être déclaré dans ce lieu. Maître Sébastien Fanti, avocat de plusieurs familles de victimes, aurait recueilli plus d’une centaine de témoignages affirmant qu’un premier incendie aurait eu lieu en 2024. Ce précédent incendie aurait été causé par des bougies placées trop près d’un faux plafond non ignifugé.

Les accusations contre un employé du bar

Les déclarations des Moretti évoluent depuis l’incendie. Jusqu’à présent, ils affirmaient ne pas connaître les risques liés à la mousse acoustique installée au plafond. Après le drame, ils ont cependant rejeté la faute sur un employé, affirmant qu’il aurait fermé le loquet de la sortie de secours lors de sa livraison de glaçons, peu après 1 heure du matin.

Ce n’est pas la première fois que leur version est remise en question. En début janvier, la RTS a diffusé une vidéo d’un précédent réveillon au Constellation. On y voit un employé avertir un groupe de clients, qui venait de commander des bouteilles décorées de feux de Bengale, de faire attention à la mousse au plafond. Il leur lance : « Faites gaffe à la mousse ! »

Une vidéo qui relance les doutes

Interrogée par la RTS, la personne à l’origine de cette vidéo a expliqué : « Je me rappelle, on était très proche du plafond, et c’est même pour ça que le serveur a dit : ‘Faites gaffe à la mousse’. » Elle pense que cet avertissement indique qu’il y avait un risque potentiel lié à la mousse insonorisante.

Si les allégations de Maître Sébastien Fanti s’avèrent exactes, Jacques et Jessica Moretti pourraient être poursuivis pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». Ils ont été mis en examen dès le 1er janvier à ce sujet.

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