Grégory Villemin : le mystère autour de Jacqueline Jacob enfin dévoilé

Qui est Jacqueline Jacob par rapport à Grégory Villemin ?

Quarante ans après la mort de Grégory Villemin, la question de sa relation avec Jacqueline Jacob revient régulièrement. Cette octogénaire vosgienne est présentée dans le dossier comme la grand-tante de l’enfant, une proche parente du côté paternel dont le nom a été lié à l’enquête judiciaire.

Le 15 juillet 2026, la cour d’appel de Dijon a déclaré prescrits les faits d’association de malfaiteurs qui lui étaient reprochés. Cependant, cette décision ne met pas fin aux suspicions qui pèsent sur elle dans l’affaire Grégory. Jacqueline Jacob, proche du clan Villemin-Jacob, a été mise en examen à deux reprises : d’abord en 2017 pour enlèvement, séquestration suivie de mort, puis en 2025 pour association de malfaiteurs criminelle. Les enquêteurs la soupçonnent d’avoir participé à des harcèlements anonymes visant les parents de l’enfant, ce qui alimente les questions sur sa place exacte dans la famille.

Une parenté complexe

Selon le site Les Jours, Jacqueline Jacob, née Thuriot, est mariée à Marcel Jacob. Ce dernier est le grand-oncle de Grégory. Par ce mariage, Jacqueline devient grand-tante du petit garçon et tante par alliance de son père, Jean-Marie Villemin. Le couple résidait à Aumontzey, dans les Vosges, au cœur du territoire familial où plusieurs branches de la famille se croisent, notamment autour de la grand-mère paternelle.

Le Monde rappelle que l’enquête s’est rapidement concentrée sur les tensions internes entre la famille Villemin et la famille Jacob, notamment celle de la grand-mère de Grégory. La réussite professionnelle de Jean-Marie Villemin, ouvrier devenu contremaître, aurait suscité des jalousies durables. Dans ce contexte de rivalités, la figure de Jacqueline Jacob, proche parente et intégrée à la vie quotidienne du clan, a naturellement attiré l’attention des juges d’instruction.

Une suspicion d’implication dans l’affaire

Pour comprendre pourquoi Jacqueline Jacob est au centre des débats, il faut revenir aux messages anonymes envoyés aux Villemin dès le début des années 1980. Franceinfo indique que des expertises graphologiques ont attribué à Jacqueline Jacob la lettre de revendication reçue après la découverte du corps de Grégory, retrouvé ligoté et noyé dans la Vologne à l’âge de 4 ans. Ce courrier se terminait par ces mots : « Voilà ma vengeance. Pauvre con« , selon Le Monde.

Les analyses d’écriture, renforcées par une expertise stylistique, ont conduit à la mise en examen de Marcel et Jacqueline Jacob en juin 2017 pour enlèvement et séquestration, avant que cette mise en examen ne soit annulée pour vice de forme. En octobre 2025, Jacqueline Jacob, alors âgée de 81 ans, a été de nouveau mise en examen pour association de malfaiteurs criminelle liée à ces harcèlements anonymes. Une contre-expertise stylistique a été ordonnée pour vérifier la solidité de ces accusations.

La décision de la justice et ses réactions

Le 15 juillet 2026, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a jugé que les faits reprochés à Jacqueline Jacob relevaient désormais de la prescription. Son avocat, Frédéric Berna, a expliqué que « les faits reprochés à Mme Jacob sont prescrits car ce sont des délits« , tout en dénonçant des « aberrations procédurales » dans le dossier. Il a également précisé qu’aucun élément de fond ne prouvait sa participation.

De leur côté, les parents de Grégory, représentés par leur avocat François Saint-Pierre, restent confiants. Ils assurent que « Christine et Jean-Marie Villemin demeurent sereins« , malgré cette décision, en comptant sur d’autres expertises scientifiques en cours. Ils estiment que la justice doit poursuivre ses investigations pour faire toute la lumière sur cette affaire.

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