Nice dix ans après l’horreur : les victimes se confient

Un souvenir d’horreur chez les victimes de l’attentat de Nice, dix ans après

Le 14 juillet 2016, la France a été frappée par une tragédie. Alors que des milliers de personnes, dont environ 3 000 enfants, assistaient au feu d’artifice sur la promenade des Anglais à Nice, un camion a foncé dans la foule. L’attaque a fait 86 morts et des centaines de blessés.

Dix ans plus tard, les victimes de cet attentat se remémorent cette soirée d’horreur. Plusieurs témoignages ont été recueillis, notamment auprès de victimes qui vivent encore avec leurs traumatismes.

Témoignages poignants de survivants

Kenza, alors âgée de 4 ans au moment des faits, raconte : « On passe d’un moment de joie à un moment d’horreur. C’est une fois qu’il commence à écraser des gens que ma mère me dit « viens, on court ». Elle me plaque au sol. Je vois ma vie défiler. Je comprends ce qu’est la mort alors que je n’ai que 4 ans. »

Elle se souvient avoir été couverte de sang, décrivant la scène comme « de la bouillie d’humains ». Sa mère, qui a tenté de la protéger, raconte : « Je sens ma mort, mais je sens surtout celle de ma fille », en se rappelant le regard de sa fille, « avec des yeux ronds et écarquillés. »

Les séquelles chez les enfants victimes

Dix ans après, certains enfants continuent de souffrir de séquelles psychologiques. Linda et Inès, âgées de 9 et 10 ans lors de l’attentat, expliquent : « Je ne vais même pas à la plage. Quand il y a du monde ou des festivals, je n’aime pas. Le feu d’artifice, je ne peux pas. Quand je vois un camion blanc, même si c’est Chronopost, je ne peux pas. »

Kenza, elle aussi marquée, est suivie par des professionnels : psychologues, pédopsychiatre, orthophoniste et art-thérapeute. Sa mère témoigne : après l’attaque, sa fille a régresse, arrêtant de manger solide, reprenant le biberon, portant des couches, et faisant beaucoup de cauchemars. Elle évite la circulation, les camions et les sirènes. Elle est aujourd’hui accompagnée par l’association « Une Voix des Enfants » qui soutient 150 jeunes victimes.

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