Affaire Grégory : la grand-tante face à une décision cruciale
Une nouvelle étape dans l’affaire Grégory
La grand-tante du petit Grégory Villemin, tué en octobre 1984 dans les Vosges, doit connaître ce mercredi 15 juillet si sa mise en examen sera annulée ou non. Jacqueline Jacob, qui est soupçonnée d’avoir écrit la lettre de revendication du meurtre, voit une nouvelle fois son avenir judiciaire suspendu à une décision de justice.
Depuis plusieurs années, cette femme est considérée comme l’un des principaux suspects dans cette affaire non résolue. Elle a été mise en examen en octobre 2025 pour « association de malfaiteurs criminelle » suite à une demande de la cour d’appel de Dijon. Elle avait alors demandé l’annulation de cette mesure, qui sera examinée ce mercredi.
Lors de son interrogatoire, Jacqueline Jacob a toujours nié avoir écrit des lettres ou passé des appels anonymes. Elle affirme n’avoir jamais eu de contact avec ces courriers.
Les accusations qui pèsent sur elle
Depuis 2017, des analyses en graphologie et en stylométrie ont montré que Jacqueline Jacob pourrait être l’auteur d’un courrier anonyme revendiquant le meurtre de l’enfant. Ce courrier avait été retrouvé avec d’autres messages anonymes, envoyés aux parents de la victime.
Les experts ont également identifié Jacqueline Jacob comme étant celle qui aurait passé un coup de téléphone à ses proches pour confirmer le crime. Ces éléments renforcent la suspicion à son encontre.
En juin 2017, suite à ces révélations, elle avait été mise en examen pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Elle avait alors gardé le silence lors de sa première audition, tandis que son mari déclarait ne se souvenir de rien. Moins d’un an plus tard, cette mise en examen avait été annulée par la chambre d’instruction de Dijon.
Les déclarations de Jacqueline Jacob
Il a fallu attendre huit ans pour que la question d’une nouvelle mise en examen ressurgisse. En juin dernier, la justice a ordonné un supplément d’information pour entendre à nouveau Jacqueline Jacob. Elle pourrait alors être mise en examen pour « association de malfaiteurs criminelle ».
Me Frédéric Berna, son avocat, souligne que sa cliente « n’a strictement rien à se reprocher ». Elle affirme n’avoir jamais écrit de courrier et dénonce une accusation qu’elle considère comme infondée.
Lors d’une interview en janvier 2021, Jacqueline Jacob et son mari avaient déjà clamé leur innocence. Elle avait alors expliqué n’avoir jamais écrit un seul courrier, estimant que les accusations étaient totalement erronées.



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