Disparition du petit Émile : l’enquête enfin en passe de progresser

Trois ans après la disparition d’Émile au Vernet : l’enquête progresse

Ce mercredi 8 juillet marque le troisième anniversaire de la disparition d’Émile, un petit garçon de deux ans et demi. Il avait passé ses vacances chez ses grands-parents maternels dans le Haut-Vernet. Un après-midi, alors qu’il se trouvait près de la maison familiale, il a disparu.

Malgré d’importants moyens déployés pour le retrouver, notamment gendarmes, pompiers, hélicoptères, drones et centaines de bénévoles, les recherches n’ont pas abouti. Le 30 mars 2024, l’enquête a connu un nouveau tournant lorsqu’une randonneuse a découvert des ossements correspondant à l’enfant, à environ 1,7 kilomètre du hameau. La cause exacte de sa mort reste inconnue, mais de nouvelles preuves relancent l’enquête.

Les dernières avancées dans l’enquête sur Émile Soleil

Les investigations n’ont pas encore révélé tous leurs secrets. Fin avril, France 2 et France Info ont indiqué que de nouvelles analyses avaient permis d’orienter l’enquête vers des “traces agricoles”.

Ces traces comprennent des fientes de poules et de chauves-souris, ainsi que des fibres provenant d’une cordelette utilisée à des fins agricoles. Ces éléments ont été retrouvés sur les ossements et les vêtements d’Émile. Ces indices suggèrent qu’il aurait pu séjourner dans un bâtiment agricole après sa disparition. Cette piste n’avait pas été explorée lors des premières perquisitions.

Les avocats des grands-parents ont demandé des fouilles supplémentaires dans des fermes, des granges, ainsi que dans des lieux jusque-là exclus, comme la rue du Four ou l’église Saint-Martin. Par ailleurs, une trace d’ADN inconnue a été trouvée sur le crâne de l’enfant. Face à ces nouvelles découvertes, les enquêteurs ont élargi leur campagne de prélèvements, qui concerne désormais 106 habitants de la région.

Le grand-père d’Émile menacé de mort

La piste d’un homicide volontaire reste ouverte, mais les circonstances précises de l’après-midi du 8 juillet 2023 et des jours suivants restent floues. La famille maternelle d’Émile a longtemps été au centre des investigations, notamment parce que la disparition s’est produite alors qu’il séjournait chez ses grands-parents.

En mars 2025, les grands-parents, un oncle et une tante d’Émile ont été placés en garde à vue. Ils ont été libérés sans poursuites pour l’instant. Le procureur a précisé que cette remise en liberté ne signifiait pas l’abandon de l’hypothèse d’un drame familial.

La garde à vue a également eu des conséquences personnelles : Philippe Vedovini, le grand-père, a porté une soixantaine de plaintes en un peu plus d’un an, notamment pour menaces de mort, diffamation et courriers anonymes. Son avocate a aussi été menacée.

Laisser un commentaire