Un Ancien animateur périscolaire condamné à 6 ans pour des abus sur 12 enfants

Un ancien animateur périscolaire condamné à 6 ans de prison pour des agressions sexuelles

Un homme de 61 ans, ancien animateur périscolaire à Rezé (Loire-Atlantique), a été condamné ce jeudi 22 janvier par le tribunal correctionnel de Nantes à une peine de six ans de prison. Il était poursuivi pour avoir commis des agressions sexuelles sur 12 enfants, principalement âgés de 3 à 6 ans, entre 2017 et 2019.

Lors de l’annonce du verdict, de nombreux parents présents dans la salle d’audience ont exprimé leur émotion. Certains ont fondu en larmes, d’autres ont manifesté leur colère. « Ce n’était pas possible qu’il ne soit pas condamné », a confié Stéphanie Germain, mère d’une victime. Elle a ajouté que cette affaire laissera une trace indélébile dans leur vie.

Les victimes et les faits reprochés

Les victimes, toutes très jeunes, ont été agressées dans le cadre de leur scolarité en maternelle. Le tribunal a retenu la culpabilité de l’accusé pour douze enfants, mais a relaxé une treizième victime faute d’éléments suffisants. Les faits reprochés incluent des baisers sur la bouche, des caresses sur les parties intimes et les fesses des enfants, ainsi que le showing de son sexe à une enfant.

Le prévenu, qui avait été suspendu en mars 2019, travaillait dans deux écoles de Rezé depuis 2016, après avoir obtenu son diplôme d’animateur. Il a principalement exercé dans la grande distribution avant cette activité périscolaire. Il a toujours nié les accusations lors de l’audience de décembre, où son avocat a plaidé la relaxe. Le procureur avait quant à lui requis une peine de cinq ans de prison.

Les mesures après la condamnation

Le tribunal a décidé que l’homme devra suivre un suivi socio-judiciaire pendant trois ans après sa sortie. Il sera également soumis à une injonction de soins, ne pourra plus exercer de métier en lien avec des mineurs, et son nom sera inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles.

Il sera écroué dans un délai de 30 jours, avec possibilité d’incarcération même en cas d’appel, selon le principe de l’exécution provisoire à effet différé.

Le contexte et les réactions

Les faits ont été révélés sept ans plus tôt. La justice a mis en évidence que l’accusé a montré son sexe à une enfant, et a commis des caresses sur le sexe et les fesses d’autres enfants. La culpabilité a été retenue pour la majorité des victimes, sauf une, en raison d’éléments insuffisants.

Les parents des victimes ont exprimé leur soulagement face à cette décision. Une avocate représentant ces familles a souligné l’importance de cette condamnation pour la société, en insistant sur la nécessité de prendre en compte la parole des enfants et de faire en sorte que des agressions dans les écoles ne restent pas ignorées.

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