Victimes de violences conjugales : Véronica harcelée après sa fuite
Une victime de violences conjugales harcelée depuis sa cellule
Véronica, une mère de famille, a été victime de violences conjugales pendant deux ans. En octobre 2024, elle a décidé de quitter son compagnon, Kamel R. La nuit de leur séparation a été particulièrement violente. Selon ses propres mots, il a détruit une télévision, jeté un meuble, l’a traînée par le cou et lui a donné de nombreux coups au visage.
Suite à cette agression, Véronica a porté plainte. Son ex-conjoint a été condamné à 14 mois de prison, dont huit ferme. Il a été incarcéré à la prison de Saint-Quentin Fallavier en Isère.
Le harcèlement continue malgré l’incarcération
Malgré sa détention, Kamel R. ne lâche pas prise. Depuis sa cellule, il poursuit son harcèlement. Il intervient dans des lives sur TikTok pour proférer des menaces et dénigrer Véronica. Elle raconte qu’il l’accuse d’être une prostituée et affirme qu’il fait venir des hommes chez elle en présence de sa fille. Il invite également ses followers à venir chez elle.
Une condamnation pour harcèlement moral
Après plusieurs mois de cyberharcèlement, Kamel R. a été condamné en janvier dernier à trois ans d’emprisonnement supplémentaire pour harcèlement moral. Son avocat n’a pas répondu aux sollicitations de BFMTV.
Véronica souligne que cette situation montre que les victimes de violences conjugales continuent souvent d’être harcelées même après avoir saisi la justice. Elle précise aussi que ses enfants ont peur que leur père leur fasse du mal ou qu’il leur arrive quelque chose.
Les chiffres du ministère de l’Intérieur
En 2024, environ 272 400 victimes de violences conjugales ont été enregistrées par les forces de sécurité, principalement des femmes. Cela représente une hausse de 0,4 % par rapport à l’année précédente.
Numéro d’écoute pour les femmes victimes de violences
Le 3919, « Violence Femmes Info », est le numéro national gratuit et anonyme. Il offre une écoute, informe et oriente vers des dispositifs d’aide. Ce service est géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF).



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