Tragédie à Paris : un homme meurt en garde à vue, la police sous le choc

El Hacen Diarra, un homme mauritanien de 35 ans, est décédé dans la nuit du 14 au 15 janvier, dans les locaux du commissariat du 20e arrondissement de Paris, alors qu’il était en garde à vue. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a précisé que les causes de sa mort ne sont pas encore connues.

Les vidéos et les déclarations officielles

Le ministre a confirmé sur BFMTV que « les caméras-piétons n’étaient pas activées » lors de l’interpellation de la victime. Il a ajouté qu’une vidéo filmée par un particulier montre que des coups ont été portés à El Hacen Diarra, mais il a nuancé en précisant que cela ne signifie pas nécessairement que ces violences ont causé sa mort. Laurent Nuñez a insisté sur le fait qu’il ne voulait pas tirer de conclusions hâtives, tout en qualifiant l’événement de « drame ».

Les circonstances de l’interpellation

Selon une vidéo filmée par des voisins, deux policiers sont visibles. L’un d’eux, à genoux, donne deux coups de poing à El Hacen Diarra. Le ministre a expliqué que la personne avait de faux papiers, qu’elle avait refusé la palpation, et que l’interpellation s’est déroulée dans des conditions visibles sur la vidéo. Après l’interpellation, le suspect a été conduit au commissariat, où il a fait un malaise. Laurent Nuñez précise qu’il ignore encore les causes exactes de sa mort.

Enquête en cours

Une information judiciaire a été ouverte lundi par le parquet de Paris pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » ayant entraîné la mort d’El Hacen Diarra. Le parquet indique qu’aucune vidéo de surveillance de voie publique ne couvre le lieu de l’interpellation, et que les caméras-piétons des policiers n’étaient pas fonctionnelles, notamment en raison d’une décharge de batterie, ce qui a été confirmé par un officier.

Réactions et contextes

Le avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou, a demandé le placement en garde à vue des policiers impliqués, soulignant que les résultats d’autopsie évoquaient un étranglement. De son côté, Laurent Nuñez a précisé qu’il n’y avait « aucune raison de suspendre » les policiers. Les analyses complémentaires en cours devraient permettre d’éclaircir cette affaire.

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