Un Jeune Palestinien jugé pour l’agression choquante du rabbin Elie Lemmel

Un homme jugé pour l’agression du rabbin Elie Lemmel à Neuilly-sur-Seine

Un jeune Palestinien âgé d’une vingtaine d’années comparaîtra ce jeudi 22 janvier devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Il est suspecté d’avoir agressé le rabbin Elie Lemmel le 6 juin 2025 à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine.

Les faits ont profondément choqué. Peu après l’agression, Elie Lemmel s’est confié à la chaîne CNEWS. Il a raconté qu’il avait rencontré cette personne pour discuter d’un problème personnel. Soudain, il a été frappé violemment par derrière. Il a d’abord pensé qu’un objet était tombé du toit. Mais il a rapidement compris qu’il s’agissait d’une attaque, lorsque des passants ont crié « arrêtez-le » et ont couru après l’agresseur.

Il a expliqué qu’il n’avait pas de barbe amovible et que sa kippa était toujours sur sa tête, soulignant la violence de l’acte, qu’il considère comme motivé par sa religion. La victime a exprimé sa tristesse face à cette agression qu’il interprète comme un acte antisémite. Malgré la violence, il souhaite continuer à avancer et espère que de tels événements ne se reproduiront plus.

Une précédente agression et ses conséquences

Après l’incident, Elie Lemmel a été touché au front et transféré à l’hôpital. Son état n’était pas critique, mais il a été déclaré inapte au travail pendant quatre jours. Cette agression lui a également valu une blessure nécessitant des soins et une incapacité de travail.

Le rabbin a également indiqué avoir été victime d’un acte similaire quelques jours auparavant à Deauville, dans le Calvados. Ces agressions ont été considérées comme des actes antisémites.

Le contexte judiciaire et psychiatrique

Le prévenu, Muath J., a expliqué aux enquêteurs que des voix l’avaient poussé à agir et qu’il n’avait pas prémédité son geste. Selon l’ordonnance de renvoi consultée par l’AFP, une première expertise psychiatrique réalisée lors de sa garde à vue avait conclu à son irresponsabilité pénale, évoquant une « maladie hallucinatoire » qui aurait annulé son discernement.

Une seconde expertise, plus approfondie, a rejeté l’hypothèse d’une altération totale de son discernement, tout en laissant la possibilité d’un trouble psychique. Il est à noter que, quelques jours avant cette attaque, le suspect aurait également agressé un restaurateur en Allemagne avec une chaise.

Le tribunal devra déterminer si le prévenu peut être tenu responsable de ses actes. L’avocate de la victime, Me Muriel Ouaknine-Melki, attend une réponse ferme de la justice, afin d’envoyer un message clair contre les actes antisémites.

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