Un Baby-sitter récidiviste suspecté de viols sur des enfants
Un baby-sitter déjà condamné à nouveau suspecté de viol
Un homme de 36 ans, employé comme baby-sitter à Lille, est au centre d’une nouvelle enquête pour viol sur mineur. Il avait déjà été condamné en 2020 pour avoir violé un enfant de deux ans à Nice.
Le 9 janvier dernier, il a été placé en détention, après une plainte pour des faits de viol. L’enquête se poursuit pour déterminer s’il a également violé un autre enfant en bas âge qu’il gardait. Selon le procureur de Lille, une trentaine de familles auraient fait appel à ses services via une plateforme internet spécialisée dans la garde d’enfants.
Le père de la première victime, qui s’exprime pour la première fois, explique son incompréhension face à cette situation. Il trouve difficile de croire que, malgré une condamnation et une interdiction d’exercer avec des mineurs, cet homme ait pu continuer à travailler pour plus de 30 familles.
Il y a quelques jours, Alexandre, le père, a été informé par son avocate que le baby-sitter, connu sous le nom de Camille, avait été mis en examen pour des faits similaires. Cette nouvelle l’a profondément bouleversé.
“Quand on apprend cette nouvelle-là, c’est un coup de tonnerre. C’est un coup de massue sur la tête et une immense colère. Il est censé être sous suivi judiciaire, suivi psychologique, il a été soigné, médicamenté, mais il ne se passe rien. On parle de 30 familles, c’est énorme”, confie Alexandre.
Un traumatisme ravivé
Les faits récents ravivent un traumatisme déjà vécu en 2019, lorsqu’un enfant de moins de trois ans a confié à ses parents qu’un baby-sitter, nommé Camille, lui avait fait des actes inappropriés. Le petit garçon leur aurait dit que le baby-sitter avait mis son “zizi dans sa bouche”.
Le père raconte que cette révélation a été un choc et que l’enquête a confirmé des détails glaçants. Il exprime aussi son incompréhension face à la possibilité que cet homme ait pu exercer auprès d’enfants malgré sa condamnation précédente.
“C’est la sanction qui n’est pas adaptée et le suivi qui n’est pas adapté. Enfin, c’est délirant de savoir qu’on lâche des délinquants sexuels dans notre société. Pourquoi il n’y a pas une liste des délinquants sexuels sur mineur qui soit accessible au moins à certains types d’autorité ou d’organisme. On est tous concerné”, souligne-t-il.



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