Affaire Pélicot : un scandale d’abus et de manipulation choquant
Une affaire qui suscite l’indignation
L’affaire Pélicot a profondément marqué l’opinion en France. Pendant près de dix ans, Dominique Pélicot a drogué son épouse pour la livrer à des dizaines d’hommes. Selon l’enquête, au moins une cinquantaine d’hommes ont abusé d’elle pendant qu’elle était inconsciente. Ces hommes ont été recrutés principalement via des forums en ligne, sans jamais remettre en question le consentement de la victime.
Une enquête vidéo questionne le consentement
Un documentaire diffusé sur Savoir média, réalisé par le journaliste québécois Hugo Meunier et Cloé Giroux, s’intéresse à la question du consentement. Intitulé « Prêts à coucher avec une femme endormie« , il explore si cette affaire a réellement contribué à une prise de conscience. Le film s’appuie sur une expérience en ligne qui cherche à mesurer les réactions masculines face à une situation problématique, dans un contexte marqué par l’affaire Mazan.
Une expérience en ligne révélatrice
Tout commence en juillet dernier, lorsqu’une annonce est publiée sur le site Jalf, qui se présente comme un espace pour « jouer avec le fantasme ». L’annonce propose à des hommes de participer à un rapport sexuel avec une femme endormie, illustrée par deux images générées par intelligence artificielle représentant une femme assoupie.
Les réponses ne tardent pas. En seulement dix minutes, les premiers messages arrivent, et en 48 heures, ce sont 105 hommes qui manifestent leur intérêt, selon Hugo Meunier. Pour approfondir l’expérience, le journaliste décide d’introduire des conditions similaires à celles utilisées par Dominique Pélicot lors de l’affaire de Mazan, afin d’observer si ce précédent judiciaire suscite une réaction ou une prise de conscience.
Un manque flagrant de respect du consentement
Les résultats sont alarmants. Sur l’ensemble des échanges, seules trois personnes évoquent la nécessité du consentement de la femme, et une seule mentionne explicitement le risque pénal, parlant de viol en cas de rapport non consenti. Lorsqu’Hugo Meunier évoque l’usage de somnifères pour maintenir la femme inconsciente, certaines réponses sont sans ambiguïté : « aucun problème » ou « je m’adapte le plus à ce que tu aimes ».
Face à ces réactions, l’annonce a été supprimée deux semaines après sa publication, tout comme le profil créé par le journaliste pour cette expérience.



Laisser un commentaire