Scandale raciste en boîte à Rodez : l’enquête qui secoue l’Aveyron
Une enquête pour « provocation à la haine » suite à des propos racistes dans une boîte de nuit dans l’Aveyron
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre plusieurs jeunes scandant des propos insultants et racistes dans une boîte de nuit à Rodez, dans l’Aveyron. Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer l’identité des auteurs et la date précise des faits.
Le parquet de Rodez a annoncé l’ouverture d’une procédure pour « provocation à la haine » samedi 20 juin. Cette décision fait suite à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, où l’on voit des jeunes crier en chœur des propos racistes, tels que : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir ».
Un témoin présent lors de la soirée a confié à RTL qu’il était très en colère de voir ces propos, qui n’ont suscité aucune réaction de la part des autres personnes présentes, malgré leur nature choquante.
Le député La France Insoumise (LFI) de l’Aveyron, Antoine Léaument, a également signalé cette vidéo sur ses réseaux sociaux. Il a indiqué avoir saisi le procureur pour dénoncer ces propos incitant à la haine raciale.
Réactions des responsables politiques et de la mairie
Le député Laurent Alexandre, aussi élu dans l’Aveyron, a rappelé que selon l’article 40 du Code de procédure pénale, toute autorité ou élu ayant connaissance d’un délit doit en informer immédiatement le parquet. Il a qualifié les propos de « provocation à la violence et à la haine raciale » et espère que des plaintes seront déposées.
Le maire de Rodez, Stéphane Mazars, a également réagi sur Facebook en soulignant que ces propos relèvent du domaine pénal. Il a insisté sur le fait que de tels comportements ne seront pas tolérés.
Procédures en cours
Les investigations sont en cours pour identifier les auteurs des propos et dater précisément les faits. La direction de la boîte de nuit a publié un communiqué sur Facebook pour condamner ces comportements, affirmant que de tels propos n’ont pas leur place dans leur établissement, qui se veut un lieu de fête ouvert à tous, sans distinction d’origine, de religion ou de conviction.



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