Nouvelles accusations choquantes contre Jérôme Barella dans l’affaire Lyhanna
Affaire Lyhanna : Nouvelles accusations contre Jérôme Barella
Selon BFMTV, Léa, une jeune fille de 12 ans placée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), a formulé de nouvelles accusations à l’encontre de Jérôme Barella, principal suspect dans l’affaire Lyhanna. Son avocate, Maître Guedj Benayoun, prévoit également de déposer une plainte.
Une relation très proche avec la famille Barella
Selon l’avocate, Léa considérait Jérôme Barella comme une figure proche de sa famille. Elle explique : « La fille de la famille Barella est sa meilleure amie depuis des années. Elles ont commencé la crèche ensemble, puis ont fait toute la primaire. » Au fil du temps, Léa aurait été invitée à plusieurs reprises chez les Barella pour passer la nuit. Ces soirées pyjama ont débuté à la fin du cycle de CM2, juste avant l’entrée en sixième. Elle participait aussi à des anniversaires, souvent en présence de nombreux enfants.
Les accusations de violences sexuelles
Lors de son audition par la police, Léa a confié avoir été agressée sexuellement à plusieurs reprises par Jérôme Barella. Elle aurait été victime de ces agressions lors de plusieurs soirées, sans pouvoir préciser le nombre exact d’incidents. Ces faits se seraient produits sur une période de trois mois, avant que Léa ne décide de ne plus se rendre chez les Barella. Sa décision a été prise parce qu’elle a compris que la situation était dangereuse. Son avocate précise qu’elle a trouvé tous les prétextes possibles pour arrêter d’y aller, réalisant que Jérôme Barella était en réalité un « papa agresseur ».
Une double personnalité selon la victime
Léa aurait expliqué à son avocate qu’elle était piégée par la double personnalité de Jérôme Barella. D’un côté, il apparaissait comme un père gentil, apportant des pique-niques et participant à des activités avec les enfants. De l’autre, il aurait été un homme capable de commettre des actes inadmissibles dans l’intimité.
Un silence de plusieurs mois
Placée en foyer de l’ASE, Léa a attendu près de six mois avant de parler à ses éducateurs de Jérôme Barella. Son avocate souligne que la peur de la réaction de l’homme aurait empêché la fillette de s’exprimer plus tôt. Elle ajoute que, à ce moment-là, Léa savait que sa meilleure amie vivait encore avec son père, ce qui pouvait expliquer sa retenue. Aujourd’hui, Jérôme Barella est en prison.
Un signalement tardif et évolutif
Le signalement adressé par l’ASE à la justice en mars dernier révélait que Léa évoquait des gestes déplacés sans mentionner d’actes physiques précis. La version de la jeune fille aurait évolué depuis. Son avocate explique que c’est fréquent chez les victimes, surtout chez les enfants, qui prennent du temps à parler et qui ne dévoilent qu’une partie des faits au début.
Les déclarations de la procureure d’Auch
Interrogée par BFMTV, la procureure d’Auch indique n’avoir trouvé aucune trace de réception ou d’enregistrement de ce signalement en mars. Elle précise l’avoir appris par la presse et invoque un problème technique de boîte mail. Ce n’est qu’en juin qu’elle a pu récupérer le signalement et lancer une enquête spécifique. Des investigations sont actuellement en cours.
Un signalement oublié par la justice ?
Des documents consultés par BFMTV montrent que le signalement de Léa a été transmis au parquet d’Auch et au CRIP du Gers le 12 mars. Par ailleurs, le département du Tarn-et-Garonne, où réside la fillette, aurait informé ses parents de la possibilité de déposer plainte. Pourtant, selon plusieurs sources, la justice n’a pas encore entendu la jeune fille. Son avocate déplore que ce dossier n’ait pas été traité en priorité, soulignant que cela aurait pu permettre de sauver Lyhanna. Elle accuse la justice de manquer d’urgence dans cette affaire.



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