Témoignage bouleversant d’une victime face à l’affaire Barella
Le témoignage de Prescyllia, une victime qui veut justice
Prescyllia, aujourd’hui âgée de 26 ans, a toujours du mal à se remettre de ce qu’elle a vécu durant son enfance. Elle est l’une des deux jeunes femmes qui accusent Joël Barella, le père de Jérôme Barella, de l’avoir violée lorsqu’elle était mineure. Ce jeudi 11 juin, elle a accepté de témoigner sur BFMTV, alors que l’enquête sur ces faits a été rouverte par le parquet de Béziers.
Des faits dénoncés depuis plusieurs années
En 2013, Prescyllia a porté plainte pour « viols sur mineure ». Elle accusait le compagnon de sa grand-mère d’avoir commis ces actes entre ses 10 et 13 ans, soit entre 2010 et 2013. En 2021, un juge a rendu une ordonnance de non-lieu, et Joël Barella n’a pas été mis en examen. La procédure a été classée sans suite.
Sa demi-sœur, Maeva, a également évoqué des attouchements sexuels en 2018, alors qu’elle avait 12 ans. La procédure concernant ces faits a été également close en 2020, mais le parquet a décidé de la rouvrir dans le contexte de l’affaire Lyhanna.
Une longue lutte pour la reconnaissance
Prescyllia espère que ces démarches permettront que justice soit enfin rendue. Elle est prête à confrontée Joël Barella, qu’elle n’a pas revu depuis plusieurs années. Elle souhaite qu’il comprenne qu’elle a réussi à construire sa vie malgré tout. « Juste pour qu’il voie que, même s’il m’a détruite, j’ai réussi à relever la tête. Il n’a pas tout gagné. »
Elle raconte que le chemin a été « très compliqué » pour elle. Elle évoque des violences qu’elle aurait subies dans le domicile de son grand-père par alliance, notamment dans son camping-car. Elle se souvient notamment d’un moment où il aurait commencé à se frotter à elle, puis aurait pénétré son intimité par derrière, selon ses dires. Elle n’en a parlé à personne pendant longtemps, sauf à une psychologue du collège, puis à sa mère lors d’une conversation le soir.
Le silence et la méfiance de la famille
Malgré le soutien de sa mère, de son beau-père et de la mère de sa demi-sœur, Prescyllia a été rejetée par le reste de sa famille. Elle raconte avoir été traitée de « menteuse », y compris par son père. Elle confie qu’à l’époque, elle mentait beaucoup, ce qui a contribué à douter d’elle. Elle précise cependant qu’elle n’aurait jamais menti sur une telle gravité. « Il a détruit ma vie. »
Elle a récemment relu son dépôt de plainte et s’est sentie « hyper sale » en voyant certains témoignages de sa famille, qui l’accusaient d’être une aguicheuse. Ces accusations sont selon elle totalement fausses.
Une quête de justice pour toutes les victimes
Joël Barella nie toujours avoir violé ses petites-filles. Lorsqu’il a obtenu un non-lieu, cette décision a été très difficile à vivre pour Prescyllia. Elle témoigne aujourd’hui pour que justice soit faite, mais aussi parce qu’elle veut que la mémoire de Lyhanna, une petite fille décédée, ne soit pas oubliée. Elle souhaite enfin être reconnue comme victime, pour soulager un peu la douleur qu’elle porte depuis si longtemps.
Maeva, la sœur de Prescyllia, a également exprimé son soutien. Sur BFMTV, elle a affirmé croire sa sœur et souligné que toute enfant de cet âge ne pourrait pas inventer un tel scénario. Leur objectif est que justice soit rendue pour toutes les victimes.



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