Tragédie à Metz : l’homophobie tue un jeune de 19 ans
Près de dix jours après le décès de Noahm, le parquet de Metz confirme que l’agression qui a coûté la vie au jeune homme a été motivée par son orientation sexuelle ou son identité de genre. Noahm, âgé de 19 ans, est décédé le mardi 2 juin, trois jours après avoir été violemment attaqué dans le centre-ville de Metz.
Le 11 juin, le parquet a précisé dans un communiqué que, lors de l’enquête, un réquisitoire a été formulé pour homicide volontaire. La violence de l’agression aurait été aggravée par le fait qu’elle aurait été commise par une personne en état d’ivresse manifeste, motivée par l’homophobie.
Le contexte de l’agression
Dès les premières heures après la mort de Noahm, ses proches ont dénoncé une agression homophobe. Selon l’un d’eux, présent le soir du drame, trois personnes s’en seraient prises à Noahm alors qu’il rentrait chez lui après avoir passé la soirée avec des amis.
Un proche a expliqué que Noahm, qui se maquille et est efféminé, aurait été directement pris à partie. Un autre ami, légèrement blessé, a ajouté qu’il n’y avait pas eu de rixe. Selon lui, ce sont les agresseurs qui se sont jetés sur eux, sans échange de coups préalable.
Après l’annonce de la mort de Noahm, de nombreux appels de soutien et de condamnation ont été exprimés. L’association STOP Homophobie a qualifié l’attaque d’« extrême violence » et évoqué des injures à caractère homophobe rapportées par les proches.
Le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a également évoqué cette tragédie sur les réseaux sociaux, soulignant que « un jeune homme est mort suite à une agression homophobe ». Une minute de silence a été organisée à l’Assemblée nationale en hommage à Noahm.
Réactions des proches et enjeux sociétaux
Les parents de Noahm ont dénoncé une « récupération politique » de leur drame. Ils sont « effondrés » et en ont « ras-le-bol » de voir leur deuil instrumentalisé, a indiqué leur avocate, Sophie Friha. Elle a précisé que les parents souhaitent avant tout une « prise de conscience sociétale » et une meilleure éducation des jeunes face à la violence.
Selon elle, Noahm était ouvertement homosexuel et cela n’a jamais posé problème dans son cercle familial. La qualification d’homicide motivée par l’orientation sexuelle ou l’identité de genre constitue une circonstance aggravante dans cette affaire.



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