Plus de la moitié des Français évitent les fêtes publiques à cause de la violence
Plus de la moitié des Français ont évité des célébrations publiques ces dernières années
Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi 3 juin, 54 % des Français ont déclaré avoir renoncé à participer à des événements populaires ces dernières années. La principale raison évoquée est la crainte de débordements ou de violences, notamment après les incidents survenus lors du sacre du PSG en Ligue des champions le week-end dernier.
Les événements concernés
Les personnes interrogées indiquent avoir évité des manifestations telles que la Fête de la musique, le 14 juillet, le Nouvel An ou encore des célébrations de victoires sportives. En revanche, 45 % des sondés affirment ne pas avoir pris cette décision, et 1 % n’a pas exprimé d’avis.
Une perception générale de la violence en hausse
Une majorité des Français (72 %) estime que ces débordements ne sont pas des incidents isolés, mais reflètent une tendance plus large de montée de la violence dans le pays. Seuls 27 % pensent que ces violences sont causées par une minorité d’individus.
Impact sur la victoire du PSG et bilan des violences
Pour 54 % des personnes interrogées, ces incidents ont éclipsé la victoire du PSG en Ligue des champions. Parmi elles, 27 % retiennent autant la joie que la violence, tandis que 19 % se souviennent principalement du tri de l’équipe et de la liesse des supporters.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a indiqué que le nombre d’interpellations lors de ce week-end avait augmenté de plus de 45 % par rapport à 2025, année où le PSG avait remporté son premier titre européen.
Bilan des violences et interventions policières
Selon le ministre, 178 policiers et forces de l’ordre ont été blessés, victimes d’agressions, de jets de projectiles et de tirs de mortiers d’artifice. Au total, 225 personnes majeures ont été placées en garde à vue. Parmi elles, 112 ont été présentées à la justice, dont 34 en comparution immédiate et 39 en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Quarante-quatre autres ont fait l’objet d’un classement sans suite, et 18 ont vu leur garde à vue levée pour poursuivre des investigations.
Réactions de la justice
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé que la justice sera « intraitable » face à ces violences. Elle a donné pour instruction de poursuivre notamment pour actes d’intimidation envers les forces de l’ordre, une infraction passible de 10 ans d’emprisonnement.



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