Disparition de Lyhanna : le vrai visage de Jérôme Barella dévoilé
Disparition de Lyhanna : une perception erronée du profil de Jérôme Barella
Le 3 juin, un spécialiste du pôle Cold Case était invité sur le plateau de C à vous. Il a évoqué en détail le profil de Jérôme Barella, suspect dans la disparition de Lyhanna. Selon lui, l’un des principaux problèmes dans ce type d’enquête est la difficulté à repérer la dangerosité des suspects, souvent perçue à tort comme une apparence normale.
Il décrit Jérôme Barella comme un homme « prédateur, pédocriminel », mais souligne que son look extérieur est difficile à deviner. « Une allure normale, qui inspire la confiance », notamment parce qu’il est père de famille, explique-t-il. Cette façade peut retarder la prise de conscience des enquêteurs et minimiser la perception du danger qu’il représente réellement.
Un profil trompeur et une dangerosité sous-estimée
Le spécialiste insiste sur le fait que cette perception erronée peut durer longtemps, surtout lorsque rien n’indique une dangerosité immédiate dans le dossier judiciaire. À l’époque des faits, Jérôme Barella n’avait aucune condamnation inscrite à son casier judiciaire, ce qui laisse penser qu’il était « certainement vierge » selon ses termes.
Pourtant, plusieurs plaintes et signalements antérieurs à l’enquête existaient, sans qu’une condamnation ne soit prononcée. Selon l’expert, cette accumulation de dossiers non judiciarisés complique l’évaluation du risque. Il ajoute que la dangerosité de Jérôme Barella a été « sous-estimée » car il est lui-même père.
Les limites de la justice face à certains comportements
Le spécialiste souligne aussi que l’enquête est souvent limitée par le temps. Lorsqu’il s’agit de comportements sexuels déviants, ceux-ci ne laissent pas toujours de traces judiciaires immédiates. La détection des prédateurs sexuels n’est pas simple, car ces comportements peuvent commencer discrètement, à bas bruit.
Ce manque de condamnations formelles rend difficile l’identification des profils problématiques. Certains individus peuvent évoluer longtemps sous les radars, même si des éléments dispersés dans plusieurs procédures laissent supposer un comportement à risque.
Des éléments révélés après coup
Le spécialiste évoque également le cas de Jérôme Barella, dont les enquêteurs auraient mieux compris le comportement grâce à des échanges retrouvés avec des mineures, notamment des contenus envoyés par ces dernières. Ces éléments, pris isolément, peuvent sembler insuffisants ou difficiles à analyser lors de l’enquête. « C’est après coup qu’on apprend qu’il y a malheureusement eu des passages à l’acte », rappelle-t-il.



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